Construction du portail XIVe siècle (≈ 1450)
Porte en arc brisé tréflé
18 août 1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 18 août 1988 (≈ 1988)
Protection de la porte et vantail
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte, y compris le vantail en bois (cad. IK 179) : inscription par arrêté du 18 août 1988
Origine et histoire
La maison de la rue Terrasse à Clermont-Ferrand est l’un des rares vestiges civils du Clermont médiéval encore visibles aujourd’hui. Son élément le plus remarquable est un portail en arc brisé tréflé, typique de l’architecture gothique du XIVe siècle. Ce portail, situé à gauche de la cour intérieure accessible par un couloir voûté, se distingue par ses voussures retombant sur des colonnettes rondes ornées de chapiteaux à feuillage. Une tête sculptée de personnage aux longs cheveux, intégrée à la structure, supporte la voussure extérieure, ajoutant une touche anthropomorphe à l’ensemble. Le vantail en bois, toujours en place, illustre le savoir-faire artisanal de l’époque.
L’édifice a été partiellement protégé au titre des Monuments Historiques par un arrêté du 18 août 1988, couvrant spécifiquement la porte et son vantail (référence cadastrale IK 179). Ce classement souligne la valeur patrimoniale du portail, seul vestige médiéval subsistant dans cette maison transformée au fil des siècles. La localisation exacte, au 8 rue Terrasse, correspond à l’adresse enregistrée dans la base Mérimée, bien que les coordonnées GPS suggèrent une proximité avec le numéro 6. La précision de cette localisation est estimée comme passable (note 5/10), reflétant les incertitudes liées aux modifications urbaines.
Le portail, avec son arc en tiers-point à multiples voussures, incarne les caractéristiques stylistiques du gothique tardif en Auvergne. Les chapiteaux superposés et la tête sculptée rappellent l’influence des ateliers locaux, où l’art religieux se mêlait aux motifs profanes. Bien que la maison ait perdu sa fonction originale, ce détail architectural offre un aperçu de la vie urbaine au Moyen Âge, où les demeures bourgeoises ou artisanales arboraient des éléments décoratifs reflétant le statut de leurs propriétaires. Aucune information n’est disponible sur ces derniers, ni sur l’usage précis du bâtiment à l’époque médiévale.