Maison Rabot à Grenoble dans l'Isère

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison Rabot à Grenoble

  • 17 Rue Jean-Jacques-Rousseau
  • 38100 Grenoble
Maison Rabot à Grenoble
Maison Rabot à Grenoble
Crédit photo : Milky - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1471
Construction initiale
1494
Percement du rempart
Fin du XVIe siècle
Démolition porte romaine
1776
Acquisition par Teisseire
9 juillet 1927
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tourelle en saillie sur la rue : inscription par arrêté du 9 juillet 1927

Personnages clés

Jean Rabot Membre de la famille Rabot, associé à la construction initiale.
Charles VIII Roi de France ayant séjourné dans la demeure et autorisé le percement du rempart.
Louis XII Roi de France ayant séjourné dans la demeure.
François Ier Roi de France ayant séjourné dans la demeure.
Lesdiguières Responsable de la démolition de la porte romaine pour agrandir la ville.
Mathieu Teisseire Acquéreur de l'hôtel en 1776.

Origine et histoire de la Maison Rabot

La maison Rabot, dite aussi hôtel Rabot, se situe au 17 rue Jean-Jacques‑Rousseau, dans le quartier Notre‑Dame de Grenoble, et abrite la majeure partie de la librairie Arthaud. Installée à l’angle de la rue Jean‑Jacques‑Rousseau et de la Grande Rue, elle occupe une place centrale du centre ancien, à proximité de la place Grenette et de la cathédrale Notre‑Dame. Le bâtiment est accessible au public pendant les heures d’ouverture de la librairie ; il se trouve en zone piétonne et est desservi par les lignes A et B du tramway, station Hubert Dubedout - Maison du Tourisme.

Son édification s’inscrit contre le rempart romain : certaines sources la situent à partir de 1471, attribuant sa construction à la famille Rabot et en particulier à Jean Rabot, tandis que d’autres la datent de la fin du XVIe siècle en lien avec la démolition de la porte romaine entreprise par Lesdiguières pour agrandir la ville. Trois rois de France — Charles VIII, Louis XII et François Ier — auraient séjourné dans cette demeure, et en 1494 Charles VIII autorisa le percement du rempart pour accéder au jardin, ouvrant le passage connu sous le nom de Passage Teisseire, aujourd’hui Passage de la République. L’hôtel fut acquis par Mathieu Teisseire en 1776 et resta dans cette famille jusqu’à la fin du XIXe siècle. L’oriel qui avance sur la rue est inscrit au titre des monuments historiques le 9 juillet 1927.

Le bâtiment présente des éléments de la Renaissance : pilastres et arcatures en pierre de molasse, ainsi qu’une niche surmontée d’un dais gothique flamboyant. Une partie datée du XVIIe siècle abrite un bel escalier à balustres de pierre, visible et accessible depuis la librairie. L’oriel en encorbellement, situé au‑dessus d’une des entrées de la librairie Arthaud, est identifiable depuis la rue Jean‑Jacques‑Rousseau et abrite un bureau dans le rayon consacré à la bande dessinée au premier étage. Des photographies illustrent la façade et les immeubles de la rue Jean‑Jacques‑Rousseau, l’oriel (vue de dessous et de face), l’entrée et la vitrine de la librairie (rayon jeunesse), l’escalier intérieur et le carré Sator situé en face de la maison Rabot.

Liens externes