Construction initiale 1549 (≈ 1549)
Édification par Robert de Calvière selon les sources.
XIXe siècle
Rénovations partielles
Rénovations partielles XIXe siècle (≈ 1865)
Remaniement sud et retour vers la mairie.
18 septembre 2003
Inscription monument historique
Inscription monument historique 18 septembre 2003 (≈ 2003)
Protection totale de la maison par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison en totalité (cad. AI 512, 513) : inscription par arrêté du 18 septembre 2003
Personnages clés
Robert de Calvière - Commanditaire présumé
Aurait construit l’hôtel en 1549.
Origine et histoire
La maison Renaissance dite hôtel de Calvières est un monument emblématique de Montfrin, dans le Gard, dont la façade principale date du XVIe siècle. Construite en 1549 selon les sources, elle aurait été édifiée par Robert de Calvière sur les fondations d’un bâtiment plus ancien. Cet hôtel particulier se distingue par une composition architecturale soignée, mêlant pilastres corinthiens, corniches moulurées et consoles ornées de motifs végétaux. Son extrémité sud et son retour vers la mairie ont été remaniés au XIXe siècle, révélant une stratification des époques.
À l’intérieur, des décors plus anciens ont été mis au jour, témoignant de son évolution à travers les siècles. La façade présente trois séquences de hauteurs distinctes, avec une partie centrale ornée de demi-croisées et de pilastres à chapiteaux corinthiens, tandis qu’une section ouest arbore des colonnes engagées et des ouvertures à meneaux. Une tour, située à l’opposé, complète cet ensemble. L’hôtel abritait autrefois une cheminée Renaissance remarquable, soutenue par deux cariatides et ornée de motifs militaires (casques, cuirasses, canons), aujourd’hui disparue après sa vente.
Classé monument historique en 2003, l’hôtel de Calvières illustre l’adaptation des élites locales aux canons esthétiques de la Renaissance, tout en intégrant des éléments défensifs ou symboliques hérités du Moyen Âge. Sa localisation au cœur de Montfrin, entre l’avenue Pierre-Mendès-France et la rue des Templiers, souligne son ancrage dans l’histoire urbaine de la région. La précision de sa localisation géographique reste cependant médiocre (niveau 5/10), reflétant les limites des sources disponibles.
Propriété partagée entre un propriétaire privé et la commune, l’hôtel de Calvières pose la question de sa valorisation patrimoniale. Bien que son inscription aux monuments historiques en protège les éléments architecturaux (façades, décors intérieurs), son accès au public et ses usages actuels (visites, hébergement, événements) ne sont pas clairement documentés. Les sources mentionnent uniquement son statut juridique et son cadre légal de protection, sans préciser les modalités pratiques de sa conservation ou de sa mise en valeur.