Effondrement partiel 1883 (≈ 1883)
Maison à pans de bois détruite avant construction.
1891-1892
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble 1891-1892 (≈ 1892)
Bâti par Henri Clapier pour la dame Renaudie.
4 mars 2002
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 4 mars 2002 (≈ 2002)
Façades et toitures protégées par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. BK 128) : inscription par arrêté du 4 mars 2002
Personnages clés
Henri Clapier - Architecte
Concepteur de l’immeuble en 1891-1892.
Dame Renaudie - Commanditaire
Propriétaire pour qui l’immeuble fut bâti.
Origine et histoire de la Maison Renaudie
La maison Renaudie est un immeuble emblématique de la fin du XIXe siècle, construit entre 1891 et 1892 à Brive-la-Gaillarde, dans le département de la Corrèze. Conçu par l’architecte local Henri Clapier, il remplace une ancienne maison à pans de bois partiellement effondrée en 1883. L’immeuble se distingue par son style haussmannien, avec un rez-de-chaussée commercial (initialement une pharmacie), deux étages carrés, un étage attique avec balcon filant, et une rotonde d’angle richement décorée.
L’immeuble occupe un îlot triangulaire entre la rue de la République et la rue du Lion-d’Or, près de la collégiale Saint-Martin. Sa façade et sa toiture, en grès fin de Grammont et calcaire de Thenon, sont inscrites aux Monuments historiques depuis le 4 mars 2002. La rotonde concentre l’essentiel du décor, mêlant ordres antiques et ferronnerie, tandis que les appartements ont conservé leur décor d’origine. Commandé par une certaine dame Renaudie, l’édifice illustre l’urbanisation et l’embourgeoisement de Brive à cette époque.
À l’origine, le rez-de-chaussée abritait une pharmacie, aujourd’hui remplacée par une boutique de vêtements. L’immeuble incarne le mélange des fonctions résidentielles et commerciales, typique des centres-villes du XIXe siècle. Son alignement sur les rues environnantes et son traitement architectural en font un exemple remarquable d’adaptation du style haussmannien en province. Les archives municipales conservent des cartes postales anciennes témoignant de son aspect à la charnière des XIXe et XXe siècles.