Percement des fenêtres XIXe siècle (≈ 1865)
Modernisation de la façade.
1939
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1939 (≈ 1939)
Protection des sculptures et colonnette.
1999
Restauration et découverte
Restauration et découverte 1999 (≈ 1999)
Date gravée du XVIIe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sculptures ornant le premier étage de la façade sur rue ; colonnette et chapiteau situés sur l'appui du troisième balcon de la façade sur cour : inscription par arrêté du 3 octobre 1939
Personnages clés
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Origine et histoire de la Maison romane
La maison romane de Nîmes est un édifice civil roman situé au 1 rue de la Madeleine, à proximité immédiate de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor. Construite au XIIe siècle, son origine exacte reste incertaine : elle aurait pu servir d’hôtel dépendant d’un prieuré ou de demeure pour un riche bourgeois. Son architecture se distingue par une façade en pierre de taille, agrémentée d’éléments sculptés d’une qualité exceptionnelle, probablement réemployés.
La décoration romane du premier étage inclut des corniches sculptées représentant des feuilles d’acanthe, des animaux fantastiques, des motifs végétaux et des visages humains. On y trouve aussi des colonnettes surmontées de motifs variés comme des têtes de bélier, des aigles ou des monstres. Les fenêtres actuelles, percées au XIXe siècle, ont modifié l’aspect originel, tandis que les parties hautes furent reprises au XVIIe siècle, comme l’atteste une inscription datée découverte en 1999.
La maison a été inscrite aux monuments historiques en 1939 pour ses sculptures ornant la façade et une colonnette avec chapiteau située dans la cour. Cette dernière, réemployée sur un balcon du XVIIe siècle, témoigne des transformations successives du bâtiment. Les arcades bouchées et les frises déplacées permettent de restituer partiellement son élévation romane d’origine, marquée par des baies géminées.
En 1999, des restaurations ont révélé des détails sur les reprises architecturales, notamment une date gravée dans le mortier du XVIIe siècle. La cour intérieure présente une série de quatre balcons superposés, dont le premier porte la date de 1637. Ces éléments illustrent l’évolution du bâtiment à travers les siècles, mêlant héritage médiéval et adaptations postérieures.