Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la maison avec une façade en pierre de taille et décoration romane.
1637
Ajout d'un balcon
Ajout d'un balcon 1637 (≈ 1637)
Construction d'un balcon portant la date de 1637.
XVIIe siècle
Remaniement des parties hautes
Remaniement des parties hautes XVIIe siècle (≈ 1750)
Reprise des parties hautes de l'élévation, date confirmée par des restaurations en 1999.
XIXe siècle
Modifications récentes
Modifications récentes XIXe siècle (≈ 1865)
Percement de nouvelles fenêtres et déplacement des frises.
1939
Inscription historique
Inscription historique 1939 (≈ 1939)
La maison est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sculptures ornant le premier étage de la façade sur rue ; colonnette et chapiteau situés sur l'appui du troisième balcon de la façade sur cour : inscription par arrêté du 3 octobre 1939
Origine et histoire de la Maison romane
La maison romane de Nîmes, immeuble civil d'époque romane, se situe au 1 rue de la Madeleine, à proximité de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1939. Datée du XIIe siècle, son origine reste incertaine : elle a pu dépendre d'un prieuré ou appartenir à un riche bourgeois. La façade est en pierre de taille assemblée en grand appareil. Le premier étage présente une décoration romane, qualifiée d'« exécution remarquable », composée d'éléments réemployés. Des corniches sculptées formant impostes offrent des ornements variés — feuilles d'acanthe, animaux fantastiques, motifs végétaux, visages humains et têtes d'animaux — tandis que des colonnettes sont surmontées de motifs tels que têtes de bélier, têtes de monstre, aigle ou visage humain. Des cupules au‑dessus des frises présentent des visages moustachus, des feuilles d'acanthe enroulées et des fleurs. On relève aussi des vestiges d'arcs en plein cintre qui permettent de restituer l'élévation romane à baies géminées. Certaines arcades du premier étage ont été bouchées et leurs parois ornées de fragments sculptés réemployés. Les fenêtres actuelles ont été percées au XIXe siècle, lors d'une mise au goût du jour qui a entraîné le déplacement des frises. Les parties hautes de l'élévation ont été reprises au XVIIe siècle, comme l'indique une date relevée dans le mortier lors de restaurations menées en 1999. Dans la cour, une série de quatre balcons superposés subsiste : le premier porte la date de 1637 et le troisième est orné d'une colonnette romane réemployée avec chapiteau.