Construction initiale 1911 (≈ 1911)
Villa édifiée par Edmond Durandeau.
1921
Agrandissement aile rue
Agrandissement aile rue 1921 (≈ 1921)
Extension côté rue après 1914-1918.
1928
Aménagements majeurs
Aménagements majeurs 1928 (≈ 1928)
Terrasse, cuisine, patio et fontaine Art déco.
29 novembre 1993
Classement monument historique
Classement monument historique 29 novembre 1993 (≈ 1993)
Façades, toitures et patio inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du corps du bâtiment principal et du patio avec son agencement (cad. AV 172) : inscription par arrêté du 29 novembre 1993
Personnages clés
Edmond Durandeau - Architecte et propriétaire
Concepteur et résident de la villa.
François Sicard - Sculpteur
Auteur de l’*Athéna Parthénos* du patio.
Origine et histoire de la Maison Rouge
La villa Maison Rouge, située au 2 rue des Citronniers à Hendaye, est une résidence emblématique du début du XXe siècle. Construite en 1911 par l’architecte parisien Edmond Durandeau, elle illustre le style architectural de l’époque, mêlant influences classiques et touches Art déco. La villa devient la demeure familiale de Durandeau après la Première Guerre mondiale, période durant laquelle il l’agrandit significativement.
En 1921, une aile côté rue est ajoutée, puis en 1928, Durandeau enrichit l’ensemble d’une terrasse face à la baie de Chingoudy, d’une cuisine élargie et d’un patio organisé autour d’une fontaine Art déco. Ce patio, abrité par une pergola et orné de boules de buis, abrite également une statue d’Athéna Parthénos, œuvre du sculpteur François Sicard, ami de Durandeau. Ces éléments, ainsi que les façades et toitures, sont inscrits aux monuments historiques depuis le 29 novembre 1993.
La villa Maison Rouge témoigne de l’évolution des modes de vie bourgeoises au début du XXe siècle, où l’architecture résidentielle intégrait des espaces de détente et des références artistiques. Son patio, en particulier, reflète l’influence de l’Art déco, courant marqué par des lignes géométriques et des motifs stylisés, tout en s’inscrivant dans un cadre paysager méditerranéen typique du Pays basque.
Edmond Durandeau, architecte prolifique, y a laissé une empreinte personnelle, combinant fonctionnalité et esthétisme. La présence de la statue d’Athéna, déesse de la sagesse, souligne peut-être les aspirations culturelles de son propriétaire. Aujourd’hui, la villa reste un témoignage architectural et historique de cette période, protégé pour sa valeur patrimoniale.