Origine et histoire de la Maison, Rue de Kerven
La maison située rue de Kerven à Bieuzy, en Bretagne, est un édifice du 3e quart du XVIIe siècle, partiellement inscrit aux Monuments Historiques depuis 1935. Le logis principal, en pierre de taille, se distingue par son escalier en charpente, son toit à longs pans et ses lucarnes ornées de têtes sculptées, probablement celles des propriétaires (dont Patern Le Mouel ?). La façade, datée de 1656, arbore une niche à vierge, une porte en plein cintre encadrée de pilastres, et un fronton triangulaire sculpté d’une figure humaine émergent d’un disque. Un puits en pierre, doté d’une margelle cylindrique et de piliers sculptés, complète l’ensemble.
Le corps latéral, sans étage, servait d’étable et d’écurie, mêlant pierre de taille et moellon. Un logis secondaire, couvert d’un toit similaire, inclut une cave à grande ouverture en plein cintre. La ferme adjacente, construite en 1826 pour Patern Le Mouel, réutilise une porte du château de Rimaison, acquis lors des ventes révolutionnaires. Un incendie vers 1920 endommagea partiellement l’ensemble, entraînant le remplacement du toit de chaume par des ardoises. L’hypothèse d’un ancien presbytère est évoquée, bien que non confirmée.
Les éléments protégés incluent la façade de 1656 et son puits, inscrits par arrêté du 29 mars 1935. Les sculptures, comme les têtes dans les cartouches ou le personnage en action sur le pilier, témoignent d’un savoir-faire artisanal local. La porte du château de Rimaison, intégrée à la ferme, illustre le réemploi d’éléments nobles après la Révolution. La localisation actuelle, 7 Rue de Kerven, correspond à la commune de Pluméliau-Bieuzy (Morbihan), bien que l’adresse historique mentionne Bieuzy.
L’architecture combine des traits classiques (symétrie, pilastres) et des détails régionaux (lucarnes à fronton, motifs sculptés). La niche à vierge et le mascaron au-dessus de la porte soulignent une dimension à la fois religieuse et décorative. Le treuil du puits, surmonté de piliers figuratifs, suggère une utilisation pratique et symbolique. L’ensemble reflète l’évolution d’une propriété rurale bretonne, marquée par des ajouts et des transformations sur plusieurs siècles.