Construction initiale XVIIe siècle (≈ 1750)
Maison construite en granite et pan de bois.
XIXe siècle
Rénovations partielles
Rénovations partielles XIXe siècle (≈ 1865)
Modifications des ouvertures nord.
11 octobre 1930
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 octobre 1930 (≈ 1930)
Inscription de la façade.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Information non disponible - Propriétaire ou commanditaire inconnu
Aucun nom cité dans les sources.
Origine et histoire de la Maison, Rue de l'Église
La maison située rue de l’Église à Bazouges-la-Pérouse est un exemple typique de l’architecture civile bretonne du XVIIe siècle. Construite en grand appareil de granite au rez-de-chaussée et en pan de bois en encorbellement à l’étage, elle illustre les techniques de construction locales. Son pignon sur rue, percé d’une porte en plein cintre, d’une fenêtre à étal de pierre et d’un oculus, suggère une fonction commerciale, probablement celle d’un marchand, comme en témoigne l’étal protégé par l’encorbellement.
Les façades, en moellon de granite et de schiste, intègrent également des éléments de pan de bois, notamment sur la façade nord. Le toit à longs pans couvert d’ardoise est souligné par une corniche en granite. À l’intérieur, trois cheminées en granite, dont deux engagées dans le mur gouttereau sud, révèlent une organisation spatiale caractéristique des maisons bourgeoises ou marchandes de l’époque. Le bâtiment, remanié au XIXe siècle (notamment au niveau des ouvertures nord), conserve malgré tout son plan rectangulaire allongé et son élévation irrégulière.
Classée Monument Historique par arrêté du 11 octobre 1930 pour sa façade, cette maison est un vestige rare des habitations anciennes du bourg. Son architecture hybride, mêlant pierre taillée et colombage, reflète à la fois le statut social de ses occupants (probablement aisés) et les traditions constructives de la Bretagne intérieure. La présence d’un étal et d’un encorbellement protecteur confirme son usage mixte, à la fois domestique et commercial, typique des bourgs ruraux de l’Ancien Régime.