Frise chronologique
1461
Acquisition par Guillaume Moreau
Acquisition par Guillaume Moreau
1461 (≈ 1461)
Secrétaire de la duchesse du Bourbonnais
1937
Rachat par la Société d’émulation
Rachat par la Société d’émulation
1937 (≈ 1937)
Future ouverture du musée
1939
Ouverture du musée d’ethnographie
Ouverture du musée d’ethnographie
1939 (≈ 1939)
Dans l’ancienne maison
1992
Création de *Regard sur la Visitation*
Création de *Regard sur la Visitation*
1992 (≈ 1992)
Exposition permanente initiale
2004
Transformation en musée de la Visitation
Transformation en musée de la Visitation
2004 (≈ 2004)
Dédié à l’ordre religieux
2005
Reconnaissance par le Saint-Siège
Reconnaissance par le Saint-Siège
2005 (≈ 2005)
Collections dépassant 19 000 œuvres
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison avec escalier de bois, place de l'Ancien-Palais : inscription par arrêté du 9 décembre 1929 ; Maison du 15s, rue des Orfèvres et place de l'Ancien-Palais : classement par arrêté du 15 mars 1947
Personnages clés
| Guillaume Moreau - Secrétaire de la duchesse du Bourbonnais |
Premier propriétaire connu en 1461 |
| Gérard Picaud - Fondateur du musée actuel |
Initiateur de la collection visitandine |
| Mère Françoise-Bernadette Lara - Professe de la Visitation de Caen |
Partenaire du projet muséal |
Origine et histoire
La maison de la rue des Orfèvres à Moulins, édifiée entre les XVe et XVIIe siècles, fut acquise en 1461 par Guillaume Moreau, secrétaire de la duchesse du Bourbonnais. Ce bâtiment à pignons et coursives en pans de bois, doté d’un escalier à vis en grès restauré, changea plusieurs fois de propriétaires avant d’être racheté en 1937 par la Société d’émulation du Bourbonnais. Celle-ci y installa en 1939 un musée d’ethnographie, transformé en 2004 en musée de la Visitation, dédié à l’ordre religieux et à son patrimoine artistique.
En 1990, face à la disparition menaçante du monastère de la Visitation de Moulins, Gérard Picaud proposa d’y conserver une trace de cet ordre. Avec l’aide de monastères partenaires, il rassembla 602 objets (œuvres d’art, reliques, objets de dévotion) pour créer en 1992 l’exposition permanente Regard sur la Visitation, intégrée au musée Bourbonnais. Les collections, enrichies jusqu’à dépasser 19 000 œuvres en 2005, conduisirent à la création autonome du Musée européen de la Visitation, reconnu par le Saint-Siège.
Le bâtiment, classé Monument Historique en 1947 pour son escalier en bois et sa structure médiévale, illustre l’architecture civile bourbonnaise. Ses galeries à balustrades en bois, reliées à une tourelle d’escalier, témoignent des techniques constructives des XVe et XVIIe siècles. Depuis 2007, le musée organise des expositions temporaires à l’hôtel Demoret, attirant plus de 100 000 visiteurs.
L’édifice fut initialement lié à la vente des vins du duc de Bourbon, comme en attestent ses espaces de stockage. Son acquisition par la Société d’émulation du Bourbonnais marqua un tournant patrimonial, permettant la préservation d’un rare exemple d’escalier en bois à balustres moulurés, disposé autour d’un noyau creux. La charpente, soutenue par des poteaux d’ossature, et la cage rectangulaire ouverte sur l’extérieur en font un modèle architectural remarquable.
Les expositions du musée mettent en valeur des trésors monastiques, dont des broderies, des soieries et des objets liturgiques, issus de dépôts de monastères européens. Les catalogues publiés annuellement (depuis 2007) et les collaborations avec des institutions comme le Conseil pontifical pour les biens culturels de l’Église soulignent son rayonnement international. Le site, géré par une association laïque, perpétue ainsi la mémoire de quatre siècles de présence visitandine à Moulins.