Frise chronologique
1820
Achat par Jean-Charles Persil
Achat par Jean-Charles Persil
1820 (≈ 1820)
Devenu ministre sous Louis-Philippe.
3e quart du XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
3e quart du XVIIIe siècle (≈ 1862)
Période de construction d'origine du bâtiment.
27 août 1925
Vœux perpétuels de Jakob Gapp
Vœux perpétuels de Jakob Gapp
27 août 1925 (≈ 1925)
Engagement marianiste dans la chapelle.
juin 1962
Séjour de Faustino Pérez-Manglano
Séjour de Faustino Pérez-Manglano
juin 1962 (≈ 1962)
Camp organisé dans le parc.
21 novembre 1973
Classement monument historique
Classement monument historique
21 novembre 1973 (≈ 1973)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. 1972 AJ 38) : inscription par arrêté du 21 novembre 1973
Personnages clés
| Louis-Sauveur Chénier - Propriétaire et commanditaire |
Fils de Louis Chénier, frère d'André. |
| Georges Auguste Ranchon - Architecte |
Auteur des plans initiaux. |
| Jean-Charles Persil - Ministre et propriétaire |
Acheteur en 1820, décédé en 1870. |
| Jakob Gapp - Martyr marianiste |
Vœux perpétuels prononcés en 1925. |
| Faustino Pérez-Manglano - Figure marianiste |
Séjour en 1962 dans le parc. |
Origine et histoire
La Maison Saint-Jean, située à Antony dans les Hauts-de-Seine, est une maison de maître construite au 3e quart du XVIIIe siècle. Initialement propriété de la famille Chénier, elle est édifiée par Louis-Sauveur Chénier, frère du poète André Chénier, selon les plans de l’architecte Georges Auguste Ranchon. Bien que souvent associée au début du XIXe siècle en raison de ses transformations, sa structure d’origine remonte bien au siècle précédent. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1973 pour ses façades et toitures, reflétant un patrimoine architectural préservé.
En 1820, la maison est acquise par Jean-Charles Persil, ministre sous Louis-Philippe, qui y décède en 1870. Le bâtiment passe ensuite à la Fondation marianiste, devenant un lieu emblématique pour cette congrégation. Deux figures marianistes majeures y sont liées : Jakob Gapp, qui y prononce ses vœux perpétuels en 1925 dans la chapelle, et Faustino Pérez-Manglano, qui y séjourne en 1962 lors d’un camp organisé par son collège. Aujourd’hui, la maison allie héritage historique et vocation spirituelle.
Architecturalement, la Maison Saint-Jean se distingue par ses murs en moellon recouverts d’enduit et sa toiture en tuiles plates. Le séminaire adjacent, construit en meulière et calcaire, arbore une couverture en ardoise et zinc. Ces éléments, combinés à son histoire mouvementée, en font un témoignage rare de l’évolution des maisons de maître en Île-de-France, entre vie aristocratique, politique et engagement religieux.
Classée monument historique, la propriété reste privée (Fondation marianiste) mais conserve une dimension patrimoniale forte. Son adresse officielle, 69 rue Auguste-Mounié, et son emplacement approximatif près de la rue Maurice Labrousse soulignent son ancrage dans le paysage antonien. Les sources disponibles (Wikipédia, Monumentum) confirment son rôle à la fois résidentiel, politique et religieux au fil des siècles.