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Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne dans la Marne

Patrimoine classé Maison classée MH

Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne

    1 Rue Saint-Joseph
    51000 Châlons-en-Champagne
Propriété d'une association
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Maison Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne
Crédit photo : G.Garitan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1567
Incendie de l'abbaye d'Avenay
1614
Fondation du prieuré Saint-Joseph
1669
Construction de l'escalier en bois
1682
Réédification du cloître
1706
Construction de la chapelle
1769
Incendie partiel du couvent
1788
Suppression du couvent
1897
Remplacement de la statue
1995
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle ; façades et toiture de l'ancien choeur des religieuses ; les deux ailes de cloître du XVIIe siècle : façades et toiture, galeries voûtées d'ogives, escalier de bois à l'angle sud-ouest ; aile nord-est du cloître en pans de bois : façades et toiture (cad. BC 622) : inscription par arrêté du 28 juin 1995

Personnages clés

Françoise de Beauvilliers de Saint-Aignan - Abbesse d'Avenay-Val-d'Or Dirige les bénédictines installées à Châlons en 1614.
Pierre Collart - Maître charpentier A construit l’escalier en bois en 1669.
Jean de Werth - Général espagnol Menace Châlons en 1636 pendant la Guerre de Trente Ans.
Abbé Loisson de Guinaumont - Acquéreur du couvent en 1846 Fonde un orphelinat et une maison de retraite.

Origine et histoire

La maison Saint-Joseph est un ancien couvent bénédictin fondé en 1614 à Châlons-en-Champagne par le conseil de ville pour accueillir les religieuses de l’abbaye d’Avenay, détruite par un incendie en 1567. Ces dames, dirigées par l’abbesse Françoise de Beauvilliers de Saint-Aignan, s’y réfugient définitivement. Pendant la Guerre de Trente Ans (1636), elles se retirent dans leur prieuré Saint-Joseph pour échapper aux troupes espagnoles de Jean de Werth. Les bâtiments, initialement construits au début du XVIIe siècle, sont progressivement reconstruits à partir du 3e quart de ce siècle.

Le cloître est entièrement réédifié en 1682, tandis que l’escalier en bois, réalisé en 1669 par le charpentier Pierre Collart, témoigne de l’artisanat local. La chapelle, construite en 1706, remplace un édifice antérieur. Un incendie ravage une partie du couvent en 1769, entraînant une reconstruction partielle en pans de bois. En 1788, le couvent est supprimé par le Conseil d’État : les statues de la façade sont retirées, dont une Vierge à l’Enfant remplacée en 1897 par une statue de saint Joseph, offerte par l’atelier C. Brebon.

De 1788 à 1846, les lieux abritent l’hospice Saint-Maur, avant d’être rachetés par l’abbé Loisson de Guinaumont et sa sœur, qui y fondent un orphelinat et une maison de retraite. Entre 1827 et 1829, des travaux agrandissent le cloître et surélèvent des ailes. Au XXe siècle, le site accueille une école ménagère, puis professionnelle, ainsi qu’une maison de retraite pour religieuses âgées. Depuis 1995, la maison Saint-Joseph est inscrite aux monuments historiques. Aujourd’hui, une partie des bâtiments est en réhabilitation pour devenir la maison diocésaine de Châlons.

L’architecture du site allie pierre de Savonnières pour la chapelle, carreaux de craie pour les murs secondaires, et pans de bois crépis pour les façades sur rue. Le toit à longs pans brisés et les galeries voûtées d’ogives du cloître illustrent les styles des XVIIe et XVIIIe siècles. L’escalier en charpente, tournant à retours sans jour, reste un exemple remarquable de l’artisanat local de l’époque.

La chapelle, de plan allongé, se distingue par sa façade en calcaire et son pignon découvert. Les éléments protégés depuis 1995 incluent les façades, toitures, galeries voûtées et l’escalier en bois. Le site, propriété d’une association, conserve une vocation sociale et religieuse, entre mémoire historique et adaptation aux besoins contemporains.

Liens externes