Fondation du prieuré 1614 (≈ 1614)
Fondation de la Maison Saint-Joseph comme dépendance de l'abbaye bénédictine d'Avenay.
1669
Construction de l'escalier
Construction de l'escalier 1669 (≈ 1669)
Construction de l'escalier en bois par le maître charpentier Pierre Collart.
1682
Réédification du cloître
Réédification du cloître 1682 (≈ 1682)
Le cloître de la Maison Saint-Joseph est réédifié.
1706
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle 1706 (≈ 1706)
La chapelle de la Maison Saint-Joseph est reconstruite.
1769
Incendie du couvent
Incendie du couvent 1769 (≈ 1769)
Une partie du couvent brûle et est partiellement rebâtie en pans de bois.
1788
Suppression du prieuré
Suppression du prieuré 1788 (≈ 1788)
Le prieuré est supprimé et les statues de la façade sont déposées.
1846
Rachat par l'abbé Loisson
Rachat par l'abbé Loisson 1846 (≈ 1846)
L'abbé Loisson de Guinaumont et sa sœur rachètent le couvent.
1995
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1995 (≈ 1995)
La Maison Saint-Joseph est inscrite aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle ; façades et toiture de l'ancien choeur des religieuses ; les deux ailes de cloître du XVIIe siècle : façades et toiture, galeries voûtées d'ogives, escalier de bois à l'angle sud-ouest ; aile nord-est du cloître en pans de bois : façades et toiture (cad. BC 622) : inscription par arrêté du 28 juin 1995
Personnages clés
Pierre Collart
Maître charpentier ayant construit l'escalier en bois en 1669.
Abbé Loisson de Guinaumont
Abbé ayant racheté le couvent en 1846 et y ayant installé un orphelinat et une maison de retraite.
Origine et histoire de la Maison Saint-Joseph
La Maison Saint-Joseph, située rue Saint-Joseph à Châlons-en-Champagne, est un ancien prieuré fondé en 1614 comme dépendance de l'abbaye bénédictine d'Avenay. Les bénédictines venues d'Avenay furent installées cette année-là par le conseil de ville dans un couvent qu'il leur fit construire ; elles s'étaient réfugiées à Châlons après l'incendie de leur abbaye en 1567. Les bâtiments furent progressivement reconstruits à partir du troisième quart du XVIIe siècle : l'escalier en bois porte la date 1669 et est attribué au maître charpentier Pierre Collart, le cloître fut réédifié en 1682 et la chapelle reconstruite en 1706. Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1769, une partie du couvent brûla et fut partiellement rebâtie en pans de bois. Le prieuré fut supprimé en 1788 et les statues de la façade furent déposées ; la Vierge à l'Enfant qui ornait le fronton fut remplacée en 1897 par une statue de saint Joseph portant l'inscription « hommage à la maison Saint Joseph atelier C. Brebon reproduction Navlet. ». De 1788 à 1846, les locaux abritèrent l'hospice Saint-Maur, qui fut rattaché à l'Hôtel-Dieu en 1846. Entre 1827 et 1829, l'aile nord-est du cloître fut reconstruite et un étage ajouté à l'aile nord-ouest. En 1846, l'abbé Loisson de Guinaumont et sa sœur rachetèrent le couvent et y installèrent un orphelinat et une maison de retraite ; des travaux de surélévation du corps de bâtiment donnant sur la rue Saint-Joseph débutèrent à partir de 1840. À partir de 1919 et jusqu'au dernier quart du XXe siècle, les locaux accueillirent une école ménagère, puis une école professionnelle, ainsi qu'une maison de retraite pour dames et religieuses âgées. Aujourd'hui la maison de retraite subsiste et les bâtiments ayant servi pour l'école sont en cours de réhabilitation pour accueillir la nouvelle maison diocésaine de Châlons. L'édifice a été inscrit aux monuments historiques en 1995.