Commande par un orfèvre-banquier Début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Premier propriétaire connu, malouin.
Début XVIIIe siècle (peu après construction)
Acquisition par Robert Surcouf de Maisonneuve
Acquisition par Robert Surcouf de Maisonneuve Début XVIIIe siècle (peu après construction) (≈ 1804)
Passage à un corsaire-armateur.
Fin XVIIe - Début XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin XVIIe - Début XVIIIe siècle (≈ 1825)
Prolongement d’une maison du XVIIe siècle.
2024
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 2024 (≈ 2024)
Protection de la maison et ses dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison située 2 impasse Saint-Michel, dite maison du Tertre Corbin, à savoir la maison proprement dite en totalité, la dépendance en totalité, les cours et les jardins pour leurs sols d’assiette et leurs éléments architecturés (puits, murs, murets, terrasse du petit mail, murs de clôture de la propriété), cet ensemble figurant au cadastre, section L parcelles n° 225, 226, 781 et 782, suivant plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 26 août 2024
Personnages clés
Maître-orfèvre et banquier de Saint-Malo - Commanditaire initial
Premier propriétaire connu au XVIIIe siècle.
Robert Surcouf de Maisonneuve - Armateur et corsaire
Deuxième propriétaire, figure maritime.
Origine et histoire
La maison du Tertre Corbin, située à Dinard en Bretagne, est édifiée au tout début du XVIIIe siècle, prolongeant une petite maison du XVIIe siècle utilisée comme pied-à-terre par un marchand de toiles de Saint-Thélo. Ce type de construction reflète l’influence des malouinières, bien qu’elle n’en adopte pas encore la rigueur architecturale qui se généralisera plus tard. Son architecture mêle ainsi des éléments campagnards et des caractéristiques propres aux résidences aisées de l’époque.
La demeure est initialement commanditée par un maître-orfèvre et banquier malouin, qui la cède rapidement à Robert Surcouf de Maisonneuve, un marin corsaire devenu armateur. Ce changement de propriétaires illustre les liens étroits entre les activités maritimes, le commerce et l’aristocratie locale. Au fil des siècles, la maison passe entre plusieurs mains avant d’être acquise, il y a une quinzaine d’années, par ses actuels propriétaires. Son inscription comme Monument Historique en 2024 protège l’ensemble du bâtiment, ses dépendances et ses jardins.
Bien que moins structurée que les malouinières classiques, la maison du Tertre Corbin en partage certains traits, comme des espaces extérieurs aménagés (cours, jardins, puits) et une intégration harmonieuse dans le paysage. Ces éléments en font un témoignage précieux de l’évolution architecturale et sociale de la région, entre tradition rurale et influence des élites maritimes. Son état actuel reflète à la fois son histoire mouvementée et son adaptation aux usages contemporains.