Fondation de la bastide 1256 (≈ 1256)
Création par Alphonse de Poitiers en bordure de l'Aveyron.
1497
Incendie de la place
Incendie de la place 1497 (≈ 1497)
Destruction des maisons antérieures au XVIe siècle.
XVe siècle
Éléments conservés
Éléments conservés XVe siècle (≈ 1550)
Demi-croisées de la tour d'escalier datées.
1932
Première protection
Première protection 1932 (≈ 1932)
Inscription de la façade aux Monuments Historiques.
1996
Classement complet
Classement complet 1996 (≈ 1996)
Galerie couverte, façade et toiture classées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade : inscription par arrêté du 4 octobre 1932 - Galerie couverte, façade et toiture : classement par arrêté du 31 octobre 1996
Personnages clés
Alphonse de Poitiers - Fondateur de la bastide
Créa Villefranche-de-Rouergue en 1256.
Origine et histoire
La maison Soulie, située place Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, est un témoignage architectural du XVIe siècle, période de reconstruction après l'incendie de 1497 qui ravagea la place centrale. Son élévation latérale sur la rue de la Halle conserve des éléments caractéristiques comme un jour rectangulaire à large chanfrein et trois demi-croisées, reliés à une tour d'escalier dépassant les toitures. Ces détails suggèrent une origine partiellement antérieure, peut-être du XVe siècle, bien que la plupart des vestiges plus anciens aient disparu.
Villefranche-de-Rouergue, fondée en 1256 par Alphonse de Poitiers comme bastide, suivait un plan orthogonal typique avec une place centrale réservée au marché et à l'église. La cité devint un carrefour commercial prospère, siège d'un archiprêtré dès 1302 et dotée du droit de frapper monnaie royale en 1463. Les maisons actuelles, dont la maison Soulie, furent rebâties après 1497 en respectant le tracé médiéval, avec des façades en pan de bois progressivement remplacées par de la maçonnerie aux XVIIIe siècle, comme en témoigne sa façade sur la place.
Le bâtiment présente une tête de mur soigneusement appareillée à l'angle ouest, potentiellement datée des XIIIe-XIVe siècles, mais son attribution reste incertaine faute d'études approfondies. La division en quatre parcelles visible sur le cadastre de 1823 reflète probablement un fractionnement ultérieur de la propriété d'origine. Classée partiellement depuis 1932 (façade) puis 1996 (galerie couverte et toiture), la maison Soulie incarne l'évolution urbaine et architecturale de cette bastide rouergate, marquée par son passé marchand et ses reconstructions successives.