Frise chronologique
1907
Construction de la maison
Construction de la maison
1907 (≈ 1907)
Partie habitation et bureaux édifiées rue de la Forêt.
29 octobre 1975
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
29 octobre 1975 (≈ 1975)
Inscription des façades, toitures, portail et grille.
XIXe siècle - 1er quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction
XIXe siècle - 1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Style architectural transitionnel et matériaux locaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toitures du bâtiment à usage de bureaux ; portail et grille en fer forgé : inscription par arrêté du 29 octobre 1975
Personnages clés
| Octave Gelin - Maître d’œuvre |
Architecte de la maison pour Ferdinand Sipeyre. |
| Ferdinand Sipeyre - Commanditaire industriel |
Propriétaire et destinataire de la construction. |
| Gentil & Bourdet - Céramistes |
Auteurs des décors en grès émaillé. |
Origine et histoire
La maison style 1900 de Châlons-en-Champagne, située avenue du Maréchal-Leclerc (anciennement avenue Général-Leclerc), est un édifice emblématique de la transition entre le XIXe siècle et le premier quart du XXe siècle. Construite pour l’industriel Ferdinand Sipeyre, elle allie une partie habitation et des bureaux, reflétant l’architecture bourgeoise de l’époque. Ses façades en briques, produites par la briqueterie de Dizy, et ses décors en grès émaillé, réalisés par les céramistes Gentil & Bourdet, illustrent un savoir-faire artisanal remarquable. La grille d’entrée, ornée du nom entrelacé de Sipeyre, souligne son caractère privé et prestigieux.
Inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 29 octobre 1975, la protection concerne spécifiquement la façade, les toitures du bâtiment à usage de bureaux, ainsi que le portail et la grille en fer forgé. L’architecte Octave Gelin en est le maître d’œuvre, marquant ainsi son empreinte dans le paysage urbain de Châlons-en-Champagne. Le choix des matériaux, comme les briques et le grès émaillé, témoigne d’une volonté esthétique et durable, typique des constructions industrielles et résidentielles de cette période.
La localisation initiale, au 7 à 11 avenue Général-Leclerc (actuelle avenue du Maréchal-Leclerc), place ce monument dans un quartier probablement marqué par l’essor économique de la ville. Les éléments décoratifs, tels que les grès émaillés, rappellent l’influence de l’Art déco naissant, tout en ancrant l’édifice dans les traditions locales. Aujourd’hui, cette maison reste un témoignage architectural des liens entre industrie, artisanat et patrimoine dans le Grand Est.