Construction initiale fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Période présumée de construction de la maison.
1770
Procès-verbal d'état
Procès-verbal d'état 1770 (≈ 1770)
Mentionnée comme *« vieille mais solide »* pour Jean Verrier.
26 juillet 1933
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 26 juillet 1933 (≈ 1933)
Inscription partielle (façades et toitures).
1967
Restauration
Restauration 1967 (≈ 1967)
Date gravée dans le ciment lors des travaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : inscription par arrêté du 26 juillet 1933
Personnages clés
Jean Verrier - Maître cordonnier (1770)
Propriétaire mentionné dans le procès-verbal.
Origine et histoire de la Maison Thermac
La maison Thermac est une maison d'angle de plan trapézoïdal située à Trévoux, dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Construite probablement à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, elle présente une architecture caractéristique avec quatre niveaux sur ses élévations principales et cinq sur la rue Casse-Cou. Ses baies, ornées de moulures en pierre dorée et de coussièges, ainsi que ses fenêtres à meneaux et croisées, témoignent de son style médiéval tardif. Des vestiges d'éléments défensifs, comme une archère et une canonnière côté rue Casse-Cou, suggèrent une fonction protectrice à l'origine.
La structure d'origine a peu évolué, hormis une possible surélévation au début du XIXe siècle et des remaniements des baies du rez-de-chaussée vers 1960. En 1770, un procès-verbal la décrit comme « vieille, mais bonne et solide, armée de fer », confirmant sa longévité. Elle est mentionnée sur les plans d'alignement de 1777 et cadastral de 1823, avec un puits de quartier adjacent disparu au XXe siècle. Classée Monument Historique en 1933 pour ses façades et toitures, elle a été restaurée en 1967, comme l'atteste une date gravée dans le ciment.
À l'intérieur, un escalier en « échelles de meunier » dessert les étages, où subsistent des latrines médiévales avec conduit en céramique, éclairées par des jours donnant sur la rue Casse-Cou. Cet escalier occupe l'emplacement d'une ancienne venelle latrinale, visible sur le cadastre de 1823. La maison, initialement occupée par des artisans (comme le cordonnier Jean Verrier en 1770), illustre l'habitat urbain dense et fonctionnel des villes médiévales, alliant commerce au rez-de-chaussée et logement aux étages.
Son inscription partielle aux Monuments Historiques en 1933 concerne uniquement les façades et toitures, soulignant la valeur patrimoniale de son architecture en pierre dorée, typique de la région, et de ses éléments défensifs résiduels. La maison Thermac reste un témoignage rare de l'habitat civil médiéval conservant sa structure d'origine, malgré des adaptations mineures aux XIXe et XXe siècles.