Frise chronologique
vers 1830 - 1870
Construction et agrandissement
Construction et agrandissement
vers 1830 - 1870 (≈ 1850)
Période principale des travaux pour Trévoux.
1895
Création des parterres
Création des parterres
1895 (≈ 1895)
Jardins à la française par Henri Michel.
27 décembre 2002
Classement monument historique
Classement monument historique
27 décembre 2002 (≈ 2002)
Inscription officielle de l’édifice et du parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, le logis, les écuries, les remises leur faisant face à l'est ; en totalité, l'entrepôt au sud-ouest de la cour d'honneur ; façades et toitures des autres corps de bâtiment bordant la cour d'honneur ; parc en totalité, y compris les grilles et les clôtures (cad. Gray AE 9, 10 ; Arc-lès-Gray AD 99) : inscription par arrêté du 27 décembre 2002
Personnages clés
| Trévoux - Négociant en grains |
Commanditaire de la maison au XIXe. |
| Henri Michel - Architecte paysagiste |
Créateur des parterres en 1895. |
Origine et histoire
La maison Trayvou est une demeure bourgeoise située à Arc-lès-Gray, en Haute-Saône, édifiée principalement au XIXe siècle. Elle illustre l’architecture des maisons de négociants construites le long du quai Villeneuve, typiques de l’essor économique de Gray à cette époque. L’édifice, partiellement construit sur une structure du XVIIe siècle, a été agrandi et transformé entre 1830 et 1870 pour le négociant en grains Trévoux, originaire de Lyon. Son frère, exerçant la même activité, occupait une parcelle voisine au 15 quai Villeneuve. La maison se distingue par sa tourelle néo-gothique et son organisation autour de deux cours : une cour d’honneur à l’est, ornée de parterres à la française conçus en 1895 par l’architecte paysagiste Henri Michel, et une cour utilitaire à l’ouest, bordée d’entrepôts et de hangars.
L’ensemble, incluant logis, écuries, remises, entrepôt, parc et clôtures, a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 27 décembre 2002. Le parc, conçu en 1895, combine un jardin à la française devant la façade et un parc paysager clos de murs à l’arrière. Bien que les parties commerciales aient partiellement disparu au XXe siècle, la maison Trayvou reste un témoignage intact de l’histoire sociale et économique de Gray, reflétant le mode de vie des négociants du XIXe siècle et leur rôle dans le commerce local, notamment celui des grains.
La localisation exacte de la maison Trayvou est partagée entre les communes de Gray (17-18 quai Villeneuve) et Arc-lès-Gray (42 rue de Dijon), dans le département de la Haute-Saône. Ce double ancrage territorial souligne son importance dans le paysage urbain et commercial de la région. Les éléments protégés couvrent l’intégralité du logis, des dépendances et du parc, préservant ainsi un exemple rare de propriété négociante du XIXe siècle, avec ses aménagements paysagers et ses infrastructures liées au commerce.