Première mention d'une habitation 1808 (≈ 1808)
Maison et dépendances sur la parcelle originale.
1890
Division du terrain
Division du terrain 1890 (≈ 1890)
Lot divisé en deux parcelles distinctes.
1893
Achat par Michel Octave Grenier
Achat par Michel Octave Grenier 1893 (≈ 1893)
Construction de la maison actuelle.
26 janvier 2012
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 26 janvier 2012 (≈ 2012)
Protection des façades, toiture et jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades, la toiture, le rez-de-chaussée de la maison, l'ensemble des clôtures et le jardin, à l'exception du cabinet médical (cad. AM 192) : inscription par arrêté du 26 janvier 2012
Personnages clés
Michel Octave Grenier - Distillateur de rhum
Propriétaire et constructeur en 1893.
Origine et histoire
La maison Turquet est une résidence bourgeoise située au 40 rue Roland-Garros, dans le centre-ville de Saint-Denis, sur l'île de La Réunion. Construite dans le dernier quart du XIXe siècle, elle incarne l'architecture domestique créole de cette période, marquée par l'influence des élites locales et des activités économiques comme la distillation de rhum. Le terrain, initialement plus vaste, abritait dès 1808 une maison et des dépendances, entourées de vergers. Au fil du siècle, ce domaine fut morcelé, reflétant les transformations urbaines et sociales de Saint-Denis.
En 1890, le lot à l'angle des rues de Paris et Roland Garros fut divisé, et la parcelle orientale fut acquise en 1893 par Michel Octave Grenier, distillateur de rhum. Ce dernier y érigea une nouvelle maison d'habitation avec ses annexes, substituant les constructions antérieures. La propriété, caractéristique des demeures aisées de l'époque, allie un jardin, des clôtures ouvragées et un rez-de-chaussée préservé, éléments aujourd'hui protégés par son inscription aux Monuments historiques en 2012. L'ensemble illustre le patrimoine architectural réunionnais lié à l'économie sucrière et à l'urbanisation coloniale.
Les façades, la toiture, le rez-de-chaussée, les clôtures et le jardin (hors cabinet médical) bénéficient d'une protection officielle depuis l'arrêté du 26 janvier 2012. Cette reconnaissance souligne la valeur patrimoniale du site, témoin des mutations sociales et économiques de Saint-Denis entre le XIXe et le XXe siècle. La maison Turquet reste un exemple remarquable de l'habitat bourgeois créole, associé à des figures locales comme les distillateurs de rhum, acteurs majeurs de l'économie insulaire.
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