Construction 1973-1990 (≈ 1982)
Construction de la maison bulle en voile de béton sans coffrage.
1996
Ajout de la piscine
Ajout de la piscine 1996 (≈ 1996)
Ajout d'une piscine à la maison.
2000
Terminaison des peintures extérieures
Terminaison des peintures extérieures 2000 (≈ 2000)
Terminaison des peintures extérieures de la maison.
2004
Agrandissement de la terrasse
Agrandissement de la terrasse 2004 (≈ 2004)
Agrandissement de la terrasse.
2008
Ajout de la salle de bains
Ajout de la salle de bains 2008 (≈ 2008)
Ajout d'une nouvelle bulle indépendante pour la salle de bains.
2010
Inscription au titre des monuments historiques
Inscription au titre des monuments historiques 2010 (≈ 2010)
Inscription de la maison au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La maison, sa piscine, sa terrasse, la salle de bains de Diane et le sol de la parcelle F 175 sur laquelle elles sont situées : inscription par arrêté du 22 avril 2010
Personnages clés
Joël Unal
Pionnier de l'autoconstruction et peintre
Claude Haüsermann
Architecte responsable de la conception de la maison
Origine et histoire de la Maison Unal
Maison Unal, au hameau de Chapias
La maison Unal, située au hameau de Chapias à Labeaume (Ardèche), est une maison bulle relevant du courant dit « architecture‑sculpture ». Le peintre Joël Unal et son épouse confièrent les plans à l'architecte Claude Haüsermann pour concevoir cette demeure inscrite dans le corpus des maisons coques. La construction, commencée en 1973, a été réalisée en voile de béton sans coffrage, technique de béton armé permettant une grande liberté formelle et favorisant l'autoconstruction. Les travaux se sont achevés en 1990, à l'exception des peintures extérieures terminées en 2000. L'édifice se compose de bulles accolées suivant l'organisation de la vie familiale et les contraintes du site ; les volumes arrondis, presque sphériques, sont posés directement sur le rocher sans fondation apparente. Les espaces intérieurs ne sont pas cloisonnés et une partie du mobilier est intégrée à l'architecture. Implantée au cœur d'une forêt, la maison évoque des formes organiques comparées à des champignons et s'inscrit dans les analyses de Michel Ragon sur l'architecture‑sculpture. Joël Unal et son épouse ont participé activement à la conception, à la construction et à l'évolution de la maison, qui a continué d'évoluer au fil de son habitat. À partir de 1996 une piscine a été aménagée, la terrasse a été agrandie en 2004 et en 2008 une nouvelle bulle indépendante a été ajoutée pour accueillir une salle de bains supplémentaire. Joël Unal, pionnier de l'autoconstruction, a partagé sa méthode en publiant Pratique du Voile de Béton en Autoconstruction. En 2004 la maison a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle » et elle a été inscrite au titre des monuments historiques le 22 avril 2010. Sont protégés la maison, sa piscine, sa terrasse, la salle de bains dite « Diane » et le sol de la parcelle F 175 sur laquelle elles sont situées. Il s'agit de la deuxième maison à coque en voile de béton inscrite en France, après la maison du Rouréou dite maison Gaudet d'Antti Lovag à Tourrettes‑sur‑Loup. Des publications et un film documentaire retracent l'histoire et les techniques de cette réalisation, qui demeure un exemple significatif d'architecture expérimentale fondée sur le béton sans coffrage et l'autoconstruction.