Construction initiale XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Édifice gothique-Renaissance avec façade en grès.
Fin XVIIe siècle
Acquisition par les Yence
Acquisition par les Yence Fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Famille de notaires entre en possession.
Début XIXe siècle
Partage en deux propriétés
Partage en deux propriétés Début XIXe siècle (≈ 1904)
Cadastre napoléonien atteste la division.
17 juillet 1978
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 17 juillet 1978 (≈ 1978)
Protection de la façade et toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Guillaume Yence - Notaire et propriétaire
Acquiert la maison fin XVIIe siècle.
Johanne Bertrand - Épouse de Guillaume Yence
Originaire de Sainte-Radegonde, lien possible.
Notaire Royals - Occupant au XVIIIe siècle
Installe son étude dans la maison.
Origine et histoire de la Maison Yence
La maison Yence, située à Sainte-Radegonde, est un édifice dont les traces architecturales remontent aux XVe et XVIe siècles. Le cadastre de 1809 révèle un plan allongé nord-sud, distinct de sa disposition actuelle sur la parcelle 112. Les vestiges d’un chaînage d’angle en grès rouge, visibles sur l’élévation orientale, suggèrent un ancien édifice proche d’une tour carrée, correspondant à la parcelle 12 du XIXe siècle. La façade sud, ornée de motifs gothiques, conserve une porte à arc déprimé surmontée d’un larmier, ainsi qu’un écu lisse ayant probablement porté les armes d’un propriétaire. Les fenêtres à croisillons, soutenues par des corbeaux et des cordons moulurés, témoignent d’une influence Renaissance mêlée à des traditions médiévales.
Au début du XVIIIe siècle, la maison est occupée par le notaire Royals, puis passe à la famille Yence à la fin du XVIIe siècle, probablement via l’alliance de Guillaume Yence avec Johanne Bertrand, originaire du village. Cette famille de notaires y installe son étude, ce qui pourrait expliquer le partage de l’édifice en deux propriétés au début du XIXe siècle, comme l’atteste le cadastre napoléonien. La façade, seul élément Renaissance préservé, est caractérisée par une corniche de grès ornée de modillons sculptés (têtes humaines ou animales) et des fenêtres à encadrements moulurés, datables de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Les intérieurs, largement remaniés, n’ont conservé ni leur distribution ni leurs aménagements d’origine.
Le village de Sainte-Radegonde, dont l’église fortifiée servait de refuge aux paysans en cas d’alerte, était aussi un bourg marché en temps de paix. La maison Yence, située sur le « tour de ville », illustre ce double rôle : lieu de pouvoir notarial et symbole de la prospérité locale. Son inscription comme Monument Historique en 1978 (façade et toiture) protège ce témoignage architectural de la transition entre Moyen Âge et Renaissance en Occitanie.