Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Période de construction de la maison.
XVIIIe siècle (estimé)
Ajout des balcons
Ajout des balcons XVIIIe siècle (estimé) (≈ 1850)
Balcons en fer forgé ajoutés ultérieurement.
Années 1940
Restauration du pignon
Restauration du pignon Années 1940 (≈ 1940)
Retrait de l'essentage d'ardoises lors de travaux.
8 juillet 1946
Classement partiel
Classement partiel 8 juillet 1946 (≈ 1946)
Inscription façade et toiture aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade Sud et la toiture (cad. DY 23) : inscription par arrêté du 8 juillet 1946
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique mentionné
Le texte source ne cite aucun propriétaire ou artisan.
Origine et histoire
La maison située au 68 rue Colbert à Tours, dans le département d'Indre-et-Loire, est une ancienne demeure particulière construite au XVe siècle. Elle se distingue par sa structure à pans de bois, caractéristique de l'architecture civile médiévale tardive. La façade sur rue et la toiture, éléments les plus remarquables, ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du 8 juillet 1946. Ce classement témoigne de l'importance patrimoniale de ce bâtiment, représentatif du Vieux-Tours.
La rue Colbert, où se trouve cette maison, suit le tracé d'une voie antique et constituait jusqu'au XVIIIe siècle l'artère principale de la ville. Elle reliait les quartiers ouest, proches de la basilique Saint-Martin, aux secteurs est autour de la cathédrale Saint-Gatien. Ce positionnement stratégique en faisait un axe majeur de la vie urbaine médiévale et renaissante, où se concentraient habitations, commerces et activités artisanales.
Architecturalement, le bâtiment combine un rez-de-chaussée en maçonnerie et deux étages supérieurs en pans de bois, surmontés d'un comble. Les balcons en fer forgé ornant les baies du premier étage, bien que typiques du XVIIIe siècle, sont des ajouts postérieurs. À noter également que le pignon sur rue, autrefois revêtu d'ardoises dans les années 1940, a été restauré ultérieurement pour retrouver son aspect d'origine. Ce détail illustre les évolutions subies par le monument au fil des siècles.
La porte du rez-de-chaussée conserve encore son vantail équipé d'un râcloir, un élément rare et témoignant des usages domestiques d'époque. Les étages supérieurs, initialement revêtus d'ardoises, reflètent les techniques de protection des façades en bois contre les intempéries. Ces caractéristiques font de cette maison un exemple précieux de l'habitat urbain tourangeau à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance.
Le classement de 1946 ne couvre que la façade sud et la toiture, soulignant l'importance de ces éléments dans la valeur patrimoniale du bâtiment. Bien que les informations sur ses occupants historiques manquent, cette maison incarne le quotidien des classes aisées de Tours au XVe siècle, période de prospérité pour la ville grâce au commerce fluvial et à la cour des rois de France installée non loin, à Amboise ou Chinon.