Origine et histoire des Maisons, Rue Latérale
Les maisons situées aux 10-11-12 rue Latérale à Riquewihr constituent un monument historique emblématique de l’architecture alsacienne de la Renaissance. Ces bâtiments, datés de la 2e moitié du XVIe siècle, se distinguent par leur structure en pans de bois, leur crépi orné de peintures en trompe-l'œil, et leur plan en équerre avec une coursière à balustres. Leur rez-de-chaussée, en moellons de grès, contraste avec les étages en colombage, tandis que des décors peints (rose, gris, blanc) animent les façades. La maison d’angle, en mauvais état, illustre le style Renaissance locale, avec des éléments comme un escalier extérieur et une porte charretière en plein cintre.
L’ensemble a été inscrit aux monuments historiques en 1997, protégeant ses façades, sa galerie, son oriel, et son mur de clôture. Les peintures dateraient du début du XVIIIe siècle, recouvrant un enduit plus ancien également décoré. Bien que non visitable et à l’abandon, ce site témoigne de l’évolution architecturale alsacienne, mêlant des éléments des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Son état actuel soulève des questions sur sa préservation, malgré son intérêt patrimonial reconnu.
Riquewihr, ville viticole du Haut-Rhin, conserve un riche patrimoine médiéval et renaissant. Ces maisons, situées près de la rue Saint-Nicolas, s’inscrivent dans un tissu urbain caractéristique, où les demeures à colombages reflètent la prospérité des marchands et vignerons de l’époque. Leur décor peint, typique des ajouts baroques ultérieurs, montre l’adaptation des styles au fil des siècles, tout en préservant la structure d’origine. Leur protection officielle souligne leur valeur historique, malgré les défis de leur conservation.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent leur localisation précise (10-12 rue Latérale) et leur code Insee (68277, Haut-Rhin), ainsi que leur intégration dans les listes patrimoniales régionales. Leur état actuel, décrit comme « passable » en termes de localisation GPS, contraste avec leur importance culturelle, faisant d’elles un sujet d’étude pour les historiens de l’architecture alsacienne.