Dendrochronologie de la charpente 1254 (≈ 1254)
Date d’abattage des bois (maison n°6).
1327
Mur du cloître canonial
Mur du cloître canonial 1327 (≈ 1327)
Édification du mur protecteur percé de neuf portes.
XIIIe siècle
Construction des maisons
Construction des maisons XIIIe siècle (≈ 1350)
Période de construction initiale confirmée par dendrochronologie.
16 juin 2005
Inscription des n°2 et 4
Inscription des n°2 et 4 16 juin 2005 (≈ 2005)
Protection au titre des monuments historiques.
8 octobre 2007
Classement du n°6
Classement du n°6 8 octobre 2007 (≈ 2007)
Protection renforcée pour la maison n°6.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les maisons sises 2 et 4, rue du Cloître-Notre-Dame, en totalité (cad. AB 64) : inscription par arrêté du 16 juin 2005 - La maison sise 6, rue du Cloître Notre-Dame, en totalité (cad. AB 64) : classement par arrêté du 8 octobre 2007
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources
Les textes ne mentionnent aucun individu spécifique lié à ce monument.
Origine et histoire des Maisons canoniales
Les maisons canoniales 2-6 rue du Cloître-Notre-Dame à Chartres font partie d’un ensemble architectural médiéval lié au chapitre cathédral. Ces bâtiments, construits au XIIIe siècle, s’organisent autour d’une cour pavée et abritaient autrefois des communs et des écuries. Ils s’inscrivent dans le cloître canonial, un espace protégé par un mur érigé en 1327 et percé de neuf portes, implanté sur l’ancien forum romain de Chartres. La maison n°6, classée monument historique en 2007, conserve une charpente datée par dendrochronologie (bois abattu en 1254) et des peintures murales décoratives, tandis que les n°2 et 4, inscrits en 2005, présentent des tympans sculptés.
La rue des Changes, adjacente, reliait autrefois le cloître à la ville via la porte du même nom, soulignant l’intégration de cet ensemble dans la vie urbaine médiévale. Aujourd’hui, ces maisons abritent des activités commerciales : la brasserie Le Serpente (n°2) et la galerie Saint-Fulbert (n°6). Leur protection patrimoniale reflète leur valeur historique, liée à la fois à l’architecture civile religieuse et à l’urbanisme chartrain.
Une étude dendrochronologique a permis de dater précisément la charpente de la maison n°6, révélant son origine au milieu du XIIIe siècle. Les baies à coussièges et les décors peints témoignent du statut social des chanoines, tandis que la cour centrale et les communs illustrent l’organisation collective de ces logements. L’ensemble, propriété privée, reste un exemple rare de maisons canoniales conservées in situ, dans le périmètre immédiat de la cathédrale Notre-Dame de Chartres.
Le cloître canonial, aujourd’hui partiellement visible, était un espace clos réservée aux chanoines, distinct de la ville mais connecté par des axes comme la rue des Changes. Ces maisons reflètent l’équilibre entre vie religieuse et urbaine au Moyen Âge, où le chapitre cathédral jouait un rôle économique et social majeur. Leur préservation permet d’étudier l’évolution des usages de ce quartier, marqué par la superposition des époques romaine, médiévale et moderne.