Frise chronologique
XIIe siècle
Début des constructions
Début des constructions
XIIe siècle (≈ 1250)
Première édification des maisons canoniales médiévales.
1552
Incendie destructeur
Incendie destructeur
1552 (≈ 1552)
Presque toutes les maisons détruites par le feu.
XVIIe-XVIIIe siècles
Reconstruction
Reconstruction
XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Restauration ou rebâtissage des maisons actuelles.
17 avril 1943
Classement partiel
Classement partiel
17 avril 1943 (≈ 1943)
Protection de la porte monumentale et du mur.
5 février 2007
Inscription des éléments
Inscription des éléments
5 février 2007 (≈ 2007)
Portails, mur hémicycle et sols archéologiques protégés.
21 février 2020
Inscription maison n°5
Inscription maison n°5
21 février 2020 (≈ 2020)
Protection intégrale de cette maison canoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le terrain sis n° 8, place du Parvis, y compris la porte monumentale et le mur bordant la place : classement par arrêté du 17 avril 1943 - Les portails des maisons canoniales, le mur en hémicycle qui borde la place du parvis et les sols archéologiques de la place du parvis et des parcelles des maisons canoniales du n° 2 au n° 9 de la place du parvis (cad. AM 628, 275, 274, 273, 272, 271, 270, 269, 268) : inscription par arrêté du 5 février 2007 ; La maison canoniale n°5, en totalité, sise 5 place du Parvis, telle que délimitée sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AM 273) : inscription par arrêté du 21 février 2020
Personnages clés
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Origine et histoire
Les premières maisons canoniales de Noyon furent construites dès le XIIe siècle, organisées de manière concentrique autour du palais épiscopal et des bâtiments canoniaux, à cheval sur l’enceinte primitive de la ville. Ces demeures, édifiées par les chanoines, reflétaient leur statut et leur proximité avec le pouvoir épiscopal. Leur disposition rayonnante partant du centre religieux marquait symboliquement leur rôle dans la hiérarchie ecclésiastique locale.
En 1552, un incendie dévastateur ravagea Noyon, détruisant presque intégralement les maisons canoniales médiévales. Seules quelques caves et deux pignons de l’actuel presbytère échappèrent aux flammes. La reconstruction s’échelonna principalement aux XVIIe et XVIIIe siècles, période durant laquelle les maisons furent restaurées ou rebâties, adoptant les styles architecturaux des époques classiques et baroques. Ces travaux marquèrent une rupture avec le Moyen Âge, tout en perpétuant la vocation résidentielle et institutionnelle du site.
Au XXe siècle, les maisons canoniales firent l’objet de protections patrimoniales successives. En 1943, le terrain incluant la porte monumentale et le mur bordant la place du Parvis fut classé Monument Historique. En 2007, les portails, le mur en hémicycle et les sols archéologiques furent inscrits, suivis en 2020 par l’inscription de la maison canoniale n°5 dans son intégralité. Ces mesures soulignent la valeur historique et archéologique du site, lié à près de neuf siècles d’histoire religieuse et urbaine.
L’ensemble canonial, situé place du Parvis (adresse précise : 8 place du Parvis, 60400 Noyon), illustre aujourd’hui l’évolution architecturale et sociale des chanoines, depuis leur installation médiévale jusqu’à leur adaptation aux normes des temps modernes. Les vestiges archéologiques et les éléments protégés offrent un témoignage matériel des transformations subies par la ville, entre destructions, reconstructions et préservation patrimoniale.