Frise chronologique
1582
Construction initiale
Construction initiale
1582 (≈ 1582)
Maison édifiée par Mathieu Le Hir du Carpont.
1749
Agrandissement résidentiel
Agrandissement résidentiel
1749 (≈ 1749)
Ajout de la maison adjacente et réaménagement intérieur.
1909
Division en deux logements
Division en deux logements
1909 (≈ 1909)
Séparation des édifices avec modifications structurelles.
6 novembre 1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
6 novembre 1997 (≈ 1997)
Inscription des deux maisons (cad. AB 196, 198).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux maisons (cad. AB 196, 198) : inscription par arrêté du 6 novembre 1997
Personnages clés
| Mathieu Le Hir du Carpont - Marchand-armateur |
Commanditaire de la maison en 1582. |
Origine et histoire
Les maisons situées 16 et 18 rue Albert-de-Mun à Roscoff ont été construites en deux phases majeures : la première au 4e quart du XVIe siècle, la seconde au 2e quart du XVIIIe siècle. La maison originelle, édifiée en 1582 par Mathieu Le Hir du Carpont, un marchand-armateur issu d’une riche famille léonaise, s’inscrit dans le lotissement des terrains entourant Notre-Dame de Croas-Batz. À l’origine, elle se composait d’un seul étage avec une grande pièce par niveau, équipée de cheminées sur les murs-pignons, suggérant une vocation commerciale.
En 1749, la maison est agrandie par l’ajout d’un bâtiment adjacent (au n°16), marquant un changement d’usage vers une fonction résidentielle. L’intérieur est alors entièrement réaménagé : le rez-de-chaussée est cloisonné en salon et salle à manger, tandis que l’étage accueille des chambres distribuées par un couloir central. La tourelle d’escalier, unique accès vertical, dessert les deux niveaux. La cuisine, l’arrière-cuisine et un office complètent cet aménagement, reflétant le confort bourgeois de l’époque.
Au XXe siècle, en 1909, la demeure est divisée en deux logements distincts. La maison ancienne retrouve partiellement son tracé initial, intégrant une ancienne grange transformée en cuisine, tandis que la nouvelle construction conserve sa distribution d’origine, malgré l’ajout d’un escalier pour pallier l’absence de circulation verticale. Des modifications ultérieures incluent le percement de fenêtres, la surélévation de la façade postérieure, et la transformation des espaces de service en pièces habitables. Un ensemble de quatre peintures à l’huile du XVIIIe siècle, ainsi qu’une tourelle d’escalier avec chambre haute, témoignent du patrimoine artistique et architectural préservé.
Classées Monuments Historiques par arrêté du 6 novembre 1997, ces maisons illustrent l’évolution des modes de vie des élites marchandes bretonnes, entre activité portuaire et résidence urbaine. Leur protection couvre les deux édifices (cad. AB 196, 198), soulignant leur valeur historique et patrimoniale.