Frise chronologique
1770
Effondrement de la porte médiévale
Effondrement de la porte médiévale
1770 (≈ 1770)
Chute de la porte Marne originale.
1788
Démolition du châtelet médiéval
Démolition du châtelet médiéval
1788 (≈ 1788)
Fin de l’ancienne structure défensive.
1808
Arc de triomphe pour Napoléon
Arc de triomphe pour Napoléon
1808 (≈ 1808)
Construction puis destruction en 1814.
1848
Construction de l’hémicycle actuel
Construction de l’hémicycle actuel
1848 (≈ 1848)
Œuvre des architectes Collin et Vagny.
1940
Bombardements pendant la guerre
Bombardements pendant la guerre
1940 (≈ 1940)
Dégâts subis par le monument.
1941
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1941 (≈ 1941)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des immeubles formant hémicycle à l'entrée de la rue de la Marne du côté du pont de Marne et constituant la porte de Marne : inscription par arrêté du 15 juillet 1941
Personnages clés
| Eugène Collin - Architecte municipal |
Co-concepteur de l’hémicycle en 1848. |
| Alexis Vagny - Architecte municipal |
Co-concepteur de l’hémicycle en 1848. |
Origine et histoire
Les maisons formant hémicycle de Châlons-en-Champagne furent construites au XVIIIe siècle pour remplacer la porte médiévale de Marne, effondrée en 1770. Cet ensemble architectural, situé à l’entrée de la ville côté fleuve, marquait symboliquement la route vers Paris et Troyes. Initialement, une simple porte en bois et un bureau d’octroi occupaient l’emplacement après la démolition du châtelet médiéval en 1788.
En 1848, sous la direction des architectes Eugène Collin et Alexis Vagny, les bâtiments actuels en hémicycle furent érigés, encadrant la rue de Marne. Ces façades en pierre de Savonnières, à deux étages, remplacèrent les structures provisoires. Les toits, initialement dissimulés par une balustrade, furent modifiés lors des restaurations des années 1950, après les dommages subis pendant les bombardements de 1940.
L’ensemble, inscrit aux monuments historiques en 1941, comprenait à l’origine deux bureaux d’octroi, détruits dans les années 1950 pour des raisons pratiques. Aujourd’hui, le bâtiment de droite abrite des commerces et logements, tandis que celui de gauche sert d’annexe postale. La grille fermant autrefois la porte, démontée en 1882, fut réinstallée porte du Jard.
Un arc de triomphe éphémère, érigé en 1808 en l’honneur de Napoléon, fut détruit en 1814. Construit avec des pierres de l’ancienne église Sainte-Marie, il illustre les bouleversements politiques de l’époque. Les façades actuelles, bien que modifiées, conservent leur structure d’origine, témoin de l’urbanisme du XIXe siècle.