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Maisons à Richelieu en Indre-et-Loire

Maisons

  • 2 Place du Cardinal
  • 37120 Richelieu
Crédit photo : Manfred Heyde - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
24 Place du Marche 37120 Richelieu

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1632
Estimation du bâtiment
1695
Restauration du logis
Deuxième quart du XVIIe siècle
Construction de l'hôtel
9 juin 1932
Première protection
21 février 1992
Extension de la protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade et toiture (sur rue) : inscription par arrêté du 9 juin 1932 ; Façades et toitures des bâtiments entourant la cour au Nord et à l'Est ; escalier à balustres en pierre, puis en bois, situé dans le corps de logis principal du 2, Grande-Rue (cad. C 47 à 50, 61) : inscription par arrêté du 21 février 1992

Personnages clés

Cardinal de Richelieu - Commanditaire de la ville Transforma son village natal en cité planifiée.
Jacques Lemercier - Architecte Conçut les plans de la ville et des maisons.
Alphonse de Lopez - Agent du cardinal Propriétaire initial de l’hôtel, gestionnaire du chantier.
Louise Mériot - *Fermière* du logis Commanditaire de la restauration en 1695.

Origine et histoire

Le monument des Maisons à Richelieu, daté du XVIIe siècle, s’inscrit dans le projet urbain ambitieux lancé par le cardinal de Richelieu. Ce dernier transforma son village natal en une cité planifiée, confiant les plans à l’architecte Jacques Lemercier. La ville se distingue par son tracé géométrique, ses fossés, ses remparts, et ses rues symétriques bordées de maisons alignées. Ces constructions reflètent une volonté d’ordre et de grandeur, caractéristique des réalisations architecturales de l’époque.

L’hôtel en question, construit dans le deuxième quart du XVIIe siècle pour Alphonse de Lopez – agent du cardinal et superviseur du chantier –, se compose de deux parties distinctes : un pavillon couvert d’ardoise desservi par un escalier à quatre noyaux, et une aile basse en tuiles plates distribuée par un escalier mixte (pierre puis bois). Estimé à 16 000 livres en 1632, le bâtiment fut ultérieurement morcelé et loué, abritant même une auberge nommée au Puits Doré. En 1695, une restauration fut entreprise pour Louise Mériot, alors fermière du logis.

Les protections patrimoniales concernent les façades et toitures (inscrites en 1932 et 1992), ainsi qu’un escalier à balustres remarquable, témoin de l’élégance architecturale de l’époque. Ces éléments soulignent l’importance historique du site, lié à la fois à la figure du cardinal et à l’urbanisme innovant du XVIIe siècle en France.

La localisation précise, bien que documentée (Grande-Rue, place du Marché), souffre d’une précision cartographique jugée passable (note 5/10). Le monument, partiellement protégé, incarne aujourd’hui le patrimoine bâti de Richelieu, ville modèle du classicisme français.

Liens externes

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