Frise chronologique
1937
Premiers plans
Premiers plans
1937 (≈ 1937)
Conception initiale des maisons Jaoul.
1953-1955
Construction
Construction
1953-1955 (≈ 1954)
Réalisation par Le Corbusier et associés.
29 juin 1966
Classement MH
Classement MH
29 juin 1966 (≈ 1966)
Inscription des façades et couvertures.
1987
Vente à Lord Palumbo
Vente à Lord Palumbo
1987 (≈ 1987)
Changement de propriétaire et restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et couvertures des deux maisons : inscription par arrêté du 29 juin 1966
Personnages clés
| Charles-Édouard Jeanneret-Gris (Le Corbusier) - Architecte |
Concepteur des maisons Jaoul. |
| André Jaoul - Commanditaire |
Propriétaire initial avec son fils. |
| Michel Jaoul - Commanditaire |
Fils d’André Jaoul, co-propriétaire. |
| Lord Palumbo - Propriétaire (1987) |
Acheteur et restaurateur partiel. |
| André Malraux - Ministre de la Culture |
Initiateur du classement MH. |
| André Wogenscky - Architecte associé |
Collaborateur de Le Corbusier. |
Origine et histoire
Les maisons Jaoul « A » et « B » ont été édifiées entre 1953 et 1955 sur un terrain de 1 000 m2 au 81 bis, rue de Longchamp, à Neuilly-sur-Seine, par l’architecte Le Corbusier (Charles-Édouard Jeanneret-Gris). Commandées par André Jaoul et son fils Michel, ces deux résidences de 300 m2 chacune, en briques et béton, partagent un jardin, une terrasse et un sous-sol communs. Leur conception, marquée par des voûtes et murs porteurs atypiques pour Le Corbusier, applique le système du Modulor. Les premiers plans datent de 1937, mais la construction ne débuta qu’après-guerre.
Les maisons, habitées par les Jaoul jusqu’en 1987, furent vendues au millionnaire anglais Lord Palumbo, qui les restaura partiellement avant de les revendre à deux sœurs, actuelles propriétaires. Leur inscription comme monuments historiques en 1966, à l’initiative d’André Malraux, souligne leur importance architecturale. Bien que privées, elles incarnent une synthèse entre modernité et tradition, avec des matériaux bruts (brique, béton, bois) et des toitures en voûte catalane.
Le projet associa Le Corbusier à trois autres architectes : André Wogenscky, German Samper et Jacques Michel. Les façades et couvertures, protégées depuis 1966, illustrent l’évolution du langage corbuséen vers un brutalisme poétique. Les maisons, rarement ouvertes au public, restent un témoignage majeur de l’architecture domestique du XXe siècle en Île-de-France.