Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction de la partie basse
Construction de la partie basse
XIIIe siècle (≈ 1350)
Intégrée aux enceintes défensives de La Réole.
XVe siècle
Ajout de la partie haute
Ajout de la partie haute
XVe siècle (≈ 1550)
Fenêtres et usage possible comme arsenal.
2002
Première inscription
Première inscription
2002 (≈ 2002)
Inscrit à l'inventaire des monuments historiques.
15 janvier 2004
Classement définitif
Classement définitif
15 janvier 2004 (≈ 2004)
Classées monuments historiques par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les maisons en totalité (cad. AO 581, 580) : classement par arrêté du 15 janvier 2004
Personnages clés
| Léo Drouyn - Archéologue |
A repéré ces maisons au XIXe siècle. |
Origine et histoire
Les maisons médiévales de La Réole, situées entre la rue André-Bénac et l’avenue Jean-Delsol, forment un ensemble architectural remarquable du Moyen Âge. Leur façade ouest, aux numéros 27 et 29 de la rue Bénac, présente des caractéristiques de maisons de ville, tandis que leur façade est, sur l’avenue Delsol, révèle une structure ancienne appelée L’Arsenal ou La Grande École. Ce bâtiment, partiellement daté du XIIIe siècle, faisait autrefois partie des enceintes défensives de la ville, bordant le vallon du Pimpin, un cours d’eau servant de ligne de défense orientale. La partie haute, ajoutée au XVe siècle, comporte des fenêtres et aurait abrité un arsenal ou une école pour les enfants bourgeois.
La destination exacte de l’édifice reste incertaine, bien que les sources évoquent un usage militaire (arsenal) suivi d’un usage éducatif (école). Les maisons ont été classées monuments historiques en 2004, après une première inscription en 2002. Leur structure conserve des éléments défensifs, comme des contreforts, des arcs, et des baies géminées, ainsi que des traces intérieures médiévales, dont des niches probablement utilisées pour le stockage de munitions. Ces vestiges illustrent l’adaptation des constructions civiles à des fonctions à la fois résidentielles, militaires et communales au fil des siècles.
L’archéologue Léo Drouyn avait déjà repéré ces maisons au XIXe siècle, soulignant leur rôle dans la muraille de la deuxième enceinte urbaine. Aujourd’hui, elles constituent un exemple rare d’architecture civile médiévale préservée, mêlant habitat, défense et vie collective. Leur classement témoigne de leur valeur patrimoniale, tant pour leur ancienneté que pour leur état de conservation partiel, offrant un aperçu des techniques constructives et des usages urbains entre le XIIIe et le XVIe siècle.