Crédit photo : Daniel Villafruela. - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
5 Rue de Grez 77250 Moret-Loing-et-Orvanne
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Maison du Bon-Saint-Jacques édifiée, liée au pèlerinage.
1822-1971
Occupation par les religieuses
Occupation par les religieuses 1822-1971 (≈ 1897)
Vente de sucre d'orge sur place.
1910-1914
Construction maison des Religieuses
Construction maison des Religieuses 1910-1914 (≈ 1912)
Pastiche néogothique par Clément et Raccolet.
28 avril 1926
Première inscription MH
Première inscription MH 28 avril 1926 (≈ 1926)
Façade de la maison du Bon-Saint-Jacques.
31 juillet 1990
Inscription totale aux MH
Inscription totale aux MH 31 juillet 1990 (≈ 1990)
Façades et toitures protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur la place Royale de la maison du Bon-Saint-Jacques : inscription par arrêté du 28 avril 1926 - Façades et toitures : inscription par arrêté du 31 juillet 1990
Personnages clés
Pierre Raccolet - Menuisier-sculpteur
Auteur des boiseries sculptées néogothiques.
Paul-Louis Clément - Architecte
Concepteur de la maison des Religieuses.
Origine et histoire
Les maisons du Bon-Saint-Jacques et des Religieuses constituent un ensemble néogothique situé à Moret-Loing-et-Orvanne, en Île-de-France. La maison du Bon-Saint-Jacques, édifiée au XVe siècle, conserve un poteau cornier sculpté représentant saint Jacques, rappelant son lien avec les pèlerinages vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Entre 1822 et 1971, elle abrite des religieuses qui y commercialisent le sucre d’orge, contribuant à sa renommée locale. La maison adjacente, dite des Religieuses, est construite entre 1910 et 1914 comme un pastiche néogothique, selon les plans de l’architecte Paul-Louis Clément, avec des sculptures en bois réalisées par le menuisier Pierre Raccolet.
La façade de la maison du Bon-Saint-Jacques est partiellement inscrite aux monuments historiques en 1926, avant que l’ensemble des façades et toitures ne soit entièrement protégé en 1990. L’ensemble se distingue par son décor sculpté et son cadran solaire installé en 1914 sur la maison des Religieuses. Ces bâtiments, situés place Royale et rue du Grez, illustrent la coexistence entre un patrimoine médiéval authentique et une réinterprétation architecturale du début du XXe siècle.
Propriété privée, ces maisons témoignent de l’histoire religieuse et artisanale de Moret-sur-Loing, ancienne commune aujourd’hui intégrée à Moret-Loing-et-Orvanne. Leur protection patrimoniale reflète leur valeur historique et esthétique, tout en soulignant le rôle des artisans locaux, comme Pierre Raccolet, dans leur embellissement. Les éléments protégés incluent les façades et les toitures, préservant ainsi leur intégrité visuelle dans le centre-ville.