Patrimoine classéMaison classée MHMaison à pan de bois
Maisons, Rue Malpalu à Rouen
107 Rue Malpalu
76000 Rouen
76000 Rouen, 100 Rue Malpalu
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1800
1900
2000
1218
Première mention écrite
Première mention écrite 1218 (≈ 1218)
La rue Malpalu est mentionnée sous le nom de *Malam paludem* dans des documents médiévaux, évoquant son origine marécageuse.
XIXe siècle
Destruction de l'hôtel du Brésil
Destruction de l'hôtel du Brésil XIXe siècle (≈ 1865)
L'hôtel du Brésil, un édifice prestigieux, est démoli lors du percement de la rue de la République. Ses bas-reliefs sont sauvés et exposés au musée des Antiquités.
1883
Gravure de Camille Pissarro
Gravure de Camille Pissarro 1883 (≈ 1883)
Le peintre impressionniste Camille Pissarro réalise une gravure représentant la rue Malpalu, intitulée *Vieille rue à Rouen, rue Malpalu*.
1940
Incendie de la rue Malpalu
Incendie de la rue Malpalu 1940 (≈ 1940)
Le 9 juin 1940, un incendie détruit une partie de la rue, effaçant une partie de son patrimoine architectural.
1958
Inscriptions aux monuments historiques
Inscriptions aux monuments historiques 1958 (≈ 1958)
Plusieurs maisons de la rue Malpalu sont inscrites au titre des monuments historiques, reconnaissant leur valeur patrimoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jean-Jacques Le Veau
Array
Rémi Tanne
Array
Camille Pissarro
Array
Aimé Dallemagne
Array
Origine et histoire des Maisons, Rue Malpalu
La rue Malpalu, située dans le quartier Saint-Maclou de Rouen, est une voie historique dont l'origine remonte au Moyen Âge. Son nom, dérivé du latin *Malam paludem* (mauvais marais), évoque les zones marécageuses qui occupaient autrefois ce secteur de la ville. La rue s'est développée progressivement, suivant l'urbanisation de la rive droite de Rouen, une zone stratégique pour le commerce et l'artisanat. Les premières mentions écrites de la rue datent du XIIIe siècle, attestant de son importance précoce dans le tissu urbain rouennais.
Au fil des siècles, la rue Malpalu a été le témoin de transformations majeures. Elle a notamment accueilli des artisans et des ouvriers, dont les maîtres de la laine et leurs employés bretons, qui ont donné au quartier le nom de Saint-Maclou, en référence à leur saint patron. La rue a également été marquée par la destruction de l'hôtel du Brésil lors du percement de la rue de la République au XIXe siècle. Cet hôtel, dont les bas-reliefs sont aujourd'hui conservés au musée des Antiquités, témoignait du prestige architectural de la rue.
La Seconde Guerre mondiale a également laissé une empreinte durable sur la rue Malpalu. Lors de l'incendie du 9 juin 1940, une partie de la rue a été détruite, effaçant une partie de son patrimoine historique. Malgré ces bouleversements, plusieurs maisons de la rue, datant des XVIIe et XVIIIe siècles, ont été préservées et inscrites au titre des monuments historiques en 1958. Ces édifices, avec leurs façades typiques de l'architecture rouennaise, illustrent la richesse du patrimoine urbain de la ville.
La rue Malpalu a également inspiré des artistes. Camille Pissarro y a réalisé une gravure intitulée *Vieille rue à Rouen, rue Malpalu* en 1883, capturant l'atmosphère pittoresque de la voie. De même, le musée des Beaux-Arts de Blois conserve une eau-forte du graveur Aimé Dallemagne représentant la rue. Ces œuvres artistiques contribuent à perpétuer la mémoire de cette rue emblématique de Rouen.