Frise chronologique
1455-1458
Première mention écrite
Première mention écrite
1455-1458 (≈ 1457)
Mention dans le rentier ducal de Vannes.
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Datation par caractéristiques architecturales.
vers 1675
Fermeture du passage
Fermeture du passage
vers 1675 (≈ 1675)
Ordonnance de police fermant la venelle.
1677
Réformation du domaine
Réformation du domaine
1677 (≈ 1677)
Mention comme propriété de François Rado.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Richard Kerboutier - Propriétaire (milieu XVe siècle) |
Premier propriétaire connu (1455-1458). |
| François Rado - Propriétaire (1677) |
Noble écuyer sieur du Mars. |
Origine et histoire
La maison située rue Saint-Guenhaël à Vannes est une construction médiévale typique du XVe siècle, comme l’attestent ses caractéristiques architecturales : pans de bois, encorbellements et soubassement en pierre. Elle est mentionnée dans le rentier du domaine ducal de Vannes entre 1455 et 1458, où elle appartient à Richard Kerboutier, dont le métier reste inconnu. Son organisation spatiale révèle un usage mixte, combinant habitat et boutique, avec des soupiraux, une armoire murale et une arcade en pierre soutenant une vitrine commerciale.
Au XVIIe siècle, la maison est surélevée pour aménager les combles, et son essentage d’ardoises sur la façade sud masque partiellement la structure en pan de bois. L’escalier, partiellement repris, conserve des éléments anciens comme des balustres du XVIIe siècle. Une porte condamnée au 1er étage témoigne d’une ancienne communication avec la maison voisine. En 1677, la réformation du domaine indique qu’elle appartient alors à François Rado, noble écuyer sieur du Mars, et signale la fermeture récente (vers 1675) d’un passage vers la venelle de la Bienfaisance, sur ordonnance de police.
La cheminée du 1er étage, potentiellement d’origine (XVe siècle), confirme la datation initiale. Le document de 1677 décrit aussi une sortie sur la venelle de la Bienfaisance, reliant autrefois la rue éponyme à la place Saint-Pierre. Ces transformations illustrent l’évolution des besoins urbains entre Moyen Âge et époque moderne, tout en préservant des traces des usages médiévaux.