Maladrerie ou Maison des Anglais à Coulounieix-Chamiers en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine rural Maladrerie ou léproserie Maison des Anglais

Maladrerie ou Maison des Anglais à Coulounieix-Chamiers

  • 67-73 Avenue Pierre Mendès
  • 24660 Coulounieix-Chamiers
Maladrerie ou Maison des Anglais à Coulounieix-Chamiers
Maladrerie ou Maison des Anglais à Coulounieix-Chamiers
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Maladrerie ou Maison des Anglais à Coulounieix-Chamiers
Maladrerie ou Maison des Anglais à Coulounieix-Chamiers
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1419
Demande d'indulgences
1433
Renouvellement des demandes
XIVe siècle
Remaniements et appauvrissement
XVIIe siècle
Réunion à Sainte-Marthe
1907
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison dénommée Maladrerie ou Maison des Anglais : classement par arrêté du 6 juillet 1907

Personnages clés

W. de Charroux Gouverneur ayant fondé l'hôpital avant 1247.
Hélie de Vitrac Mentionne l'hôpital dans son testament en 1310.
Guillaume Dexidour Hospitalier mentionné dans un acte d'achat en 1609.
Jean Thibaud le jeune Commandeur de l'hôpital en 1513.
Étienne Galopin Commandeur de l'hôpital en 1538.

Origine et histoire de la Maladrerie

La maison dite Maladrerie, ou Maison des Anglais, est un monument historique situé à Coulounieix‑Chamiers (Dordogne), en bordure de l'Isle, avenue Pierre Mendès‑France. Wlgrin de Taillefer recense quatre maladreries à Périgueux — Saint‑Hippolyte, Toulon, Salvanjou et Capite‑Pontis‑Lapidei‑Civitatis — mais aucune ne correspond à celle de Coulounieix‑Chamiers. À tort qualifiée de léproserie, cette construction des XIIe et XIVe siècles est en réalité un hôpital implanté au bas du coteau de l'Écornebœuf, en bordure de la rivière, fonction qui lui est attribuée par Wlgrin de Taillefer et confirmée par Louis de Lagrange‑Chancel. Selon Géraud Lavergne, il fut appelé hôpital de l'Écornebœuf ou hôpital de Charroux, du nom de W. de Charroux, gouverneur qui l'aurait fondé avant 1247. Il est cité dans le testament d'Hélie de Vitrac en 1310 parmi les hôpitaux de Périgueux, et non parmi les léproseries. Appauvri par la guerre de Cent Ans, l'hôpital sollicite en 1419 du pape des indulgences et des aumônes, demande qui est renouvelée en 1433 en rappelant qu'il a de tout temps accueilli les pèlerins pauvres et autres voyageurs. Aux XVIe et XVIIe siècles, la fondation est désignée comme « commanderie » (praeceptoria) dirigée par un « commandeur » (praeceptor), et les archives conservent des reconnaissances en faveur de Jean Thibaud le jeune (1513) et d'Étienne Galopin (1538). En 1609, l'hôpital de Charroux et son hospitalier Guillaume Dexidour sont encore mentionnés dans un acte d'achat d'une métairie. Au cours du XVIIe siècle, l'hôpital de Charroux est réuni à l'hôpital Sainte‑Marthe de Périgueux, comme l'attestent des baux de 1676 et 1681, et l'on en déduit que les maladreries et léproseries furent regroupées à Sainte‑Marthe conformément à la déclaration royale d'avril 1665. L'édifice fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 6 juillet 1907.

Liens externes