Frise chronologique
3e quart XVIIe siècle (vers 1660)
Construction présumée
Construction présumée
3e quart XVIIe siècle (vers 1660) (≈ 1762)
Période attribuée à la famille Magon.
2 mars 2001
Inscription MH
Inscription MH
2 mars 2001 (≈ 2001)
Façades, toitures et escalier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du logis, l'escalier intérieur (cad. DB 39) : inscription par arrêté du 2 mars 2001
Personnages clés
| Nicolas Magon de La Chipaudière (1670-1698) - Héritier d'armateurs |
Lié à la famille propriétaire présumée. |
| Jean Magon de la Lande (1641-1709) - Armateur malouin |
Père de Nicolas, famille associée. |
| Guillaume Pierre Ange Magon du Clos Doré - Descendant |
Inspira le nom *Bois-Doré*. |
Origine et histoire
La malouinière de Château Doré, située à Saint-Malo, est l’une des plus anciennes malouinières, ces vastes résidences de plaisance construites par les armateurs de la région au XVIIe siècle. Son architecture sobre et symétrique, marquée par un bandeau dessiné sur l’enduit, annonce déjà le style classique qui caractérisera ces demeures. La construction pourrait dater des années 1660, et son attribution à la famille Magon, puissante dynastie d’armateurs malouins, est évoquée par les sources historiques.
À l’intérieur, la malouinière conserve des éléments originaux tels que le grand escalier et la cheminée de la cuisine, témoignages de son authenticité. Le parc, entouré de murs, comprend des communs, un puits, un jardin et une rabine d’accès, reflétant l’organisation typique de ces propriétés. La sobriété de son architecture et la présence de ces aménagements extérieurs en font un exemple précoce et représentatif des malouinières.
La malouinière de Château Doré est protégée au titre des monuments historiques depuis 2001, avec une inscription couvrant les façades, les toitures du logis et l’escalier intérieur. Son histoire est étroitement liée à celle de la famille Magon, notamment à Nicolas Magon de La Chipaudière (1670-1698), dont la lignée a marqué l’histoire maritime de Saint-Malo. Le nom Bois-Doré, associé à l’un de ses descendants, rappelle cette filiation.
Située au 48 rue Claude-Monet, cette malouinière illustre le rayonnement économique et culturel de Saint-Malo au XVIIe siècle, période où la ville était un centre majeur du commerce maritime. Son état de conservation et son inscription parmi les monuments historiques soulignent son importance patrimoniale dans la région bretonne.