Construction du premier manoir vers 1670 (≈ 1670)
Logis, chapelle, colombier et jardins en terrasse.
XVIIIe siècle
Ajout de la malouinière actuelle
Ajout de la malouinière actuelle XVIIIe siècle (≈ 1850)
Adaptation au terrain près de la Rance.
8 août 2017 (ou 31 juillet 2017)
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 8 août 2017 (ou 31 juillet 2017) (≈ 2017)
Protection des façades, jardins et éléments architecturaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La malouinière de la Basse-Flourie, à savoir la malouinière proprement dite pour ses façades et toitures, le pavillon de jardin dominant la Rance en totalité, l'ancien logis manorial pour ses façades et toitures (à l'exclusion de sa dépendance attenante à l'ouest), l'ancien colombier pour ses façades et toitures, l'ancien vivier (à l'exclusion de ses aménagements contemporains), le puits situé près de l'ancien logis, les jardins et cours pour leurs sols d'assiette et l'ensemble de leurs structures et éléments architecturaux (murs de clôture, terrasses, murs de soutènement, contreforts, murets, portes et portails, escaliers, bassins, fontaines, etc.) (cad. AY 53 à 59, 62 à 71, 163 à 166) : inscription par arrêté du 31 juillet 2017
Origine et histoire
La malouinière de la Basse-Flourie est un domaine typique de l’architecture malouine, situé sur un terrain rectangulaire clos de murs, avec un côté ouvert sur la mer protégé par des contreforts à marée. Le site se compose d’un ancien manoir du XVIIe siècle, d’une malouinière du XVIIIe siècle construite en contrebas, ainsi que de jardins aménagés, d’un colombier, d’un vivier et d’une chapelle. L’ensemble illustre une adaptation remarquable au relief et au paysage côtier, avec des éléments architecturaux atypiques comme un toit brisé et des façades dissymétriques.
Le premier manoir, érigé vers 1670 à mi-pente, comprenait un logis, des communs, une chapelle, un colombier et un vivier d’eau douce, le tout entouré de jardins en terrasse. Au XVIIIe siècle, une nouvelle malouinière fut ajoutée plus bas, vers la Rance, avec des jardins d’agrément. Ces constructions reflètent l’évolution des modes de vie des armateurs malouins, combinant fonctionnalité agricole, prestige social et cadre de villégiature.
L’ensemble du domaine, incluant les façades, toitures, jardins, murs de clôture et éléments hydrauliques, a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 8 août 2017 (ou 31 juillet 2017 selon les sources). La restauration récente a permis de préserver ce témoignage rare de l’histoire maritime et architecturale de Saint-Malo, tout en soulignant son intégration harmonieuse dans un site naturel contraint par les marées.
La malouinière, propriété privée, incarne le patrimoine des élites malouines liées à la course et au commerce maritime aux XVIIe et XVIIIe siècles. Son organisation spatiale, avec des bâtiments hiérarchisés et des aménagements hydrauliques (vivier, puits), révèle une maîtrise technique et esthétique caractéristique des résidences secondaires des négociants bretons de l’époque moderne.