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Malouinière de la Plussinais à Saint-Jouan-des-Guérets en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine rural Malouinière

Malouinière de la Plussinais

    La Plussinais
    35430 Saint-Jouan-des-Guérets
Propriété privée
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Première mention du domaine
1727
Construction de la chapelle
Début XVIIIe siècle
Construction de la malouinière
1842
Acquisition par les de Porcaro
23 octobre 1980
Classement monument historique
1989
Disparition des épis de faîtage
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; chapelle Saint-François-d'Assise (cad. A 97, 627) : inscription par arrêté du 23 octobre 1980

Personnages clés

Pierre Colin - Premier propriétaire connu Malouin du XVIe siècle.
Famille Picot de Rocabey - Propriétaires par alliance Héritiers de Pierre Colin.
Famille Le Breton - Propriétaires au XVIIIe siècle Agrandit la malouinière en 1727.
Famille de Porcaro - Propriétaires à partir de 1842 Ajouta l’aile ouest au XIXe.

Origine et histoire

La malouinière de la Plussinais est une propriété emblématique située à Saint-Jouan-des-Guérets, en Ille-et-Vilaine, région Bretagne. Construite au XVIIIe siècle, elle incarne l’architecture caractéristique des malouinières, ces résidences de riches armateurs ou négociants malouins. Le domaine comprend un corps de logis principal, un pavillon ouest relié par un bâtiment bas, ainsi qu’une chapelle dédiée à Saint-François-d'Assise, érigée en 1727.

L’histoire du domaine remonte au XVIe siècle, lorsqu’il appartenait au malouin Pierre Colin. Par alliance, la propriété passa ensuite à la famille Picot de Rocabey. Au début du XVIIIe siècle, la famille Le Breton en devint propriétaire et agrandit la malouinière en construisant l’aile est. La chapelle, datée de 1727, témoigne de cette période avec sa voûte lambrissée ornée de rinceaux polychromes. En 1842, la famille de Porcaro acquit le domaine et y ajouta l’aile ouest, complétant ainsi l’ensemble architectural.

La malouinière et sa chapelle ont été inscrites aux monuments historiques le 23 octobre 1980. Le site conserve des éléments remarquables, comme cinq puits et un lavoir dans le jardin, ainsi que des traces des épis de faîtage en forme de fleur de lys, disparus après la tempête de 1989. Ces détails illustrent l’évolution du domaine à travers les siècles, entre héritage médiéval et transformations des XVIIIe et XIXe siècles.

Le domaine reflète aussi l’histoire sociale de la région, liée à l’activité maritime et commerciale de Saint-Malo. Les malouinières, comme celle de la Plussinais, servaient de résidences secondaires aux familles aisées, souvent impliquées dans le commerce ou la course. Leur architecture sobre mais élégante, adaptée aux vents marins, symbolise cette prospérité économique et ce mode de vie particulier à la côte bretonne.

Liens externes