Frise chronologique
1730
Construction de la malouinière
Construction de la malouinière
1730 (≈ 1730)
Date de fondation du domaine.
1820-1830
Modifications architecturales
Modifications architecturales
1820-1830 (≈ 1825)
Transformation du salon et environnement.
début XIXe siècle
Changement de propriétaires
Changement de propriétaires
début XIXe siècle (≈ 1904)
Fin de possession par les Potier.
13 juillet 2000
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
13 juillet 2000 (≈ 2000)
Protection de l’ensemble du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble de la malouinière, à savoir : le logis, les dépendances, la cour, le jardin et les murs de clôture (cad. YA 184 à 186, 188) : inscription par arrêté du 13 juillet 2000
Personnages clés
| François Potier de la Houssaye - Négociant malouin |
Propriétaire jusqu’au XXe siècle, cousin de Surcouf. |
| Gustan Le Sénéchal de Kerdréoret - Peintre |
A vécu et travaillé dans la malouinière. |
| Robert Surcouf - Corsaire célèbre |
Parent par alliance (cousin de Potier). |
Origine et histoire
La malouinière de la Rivière est une propriété privée située à Saint-Malo, dans le département d’Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Construite en 1730, elle incarne l’architecture caractéristique des résidences des armateurs et négociants malouins du XVIIIe siècle. Le logis, organisé autour d’un hall central contenant l’escalier, ouvre sur une salle à manger aux lambris d’origine, flanquée d’un salon et d’une cuisine équipée d’un tréhory (évier breton traditionnel). Les façades, marquées par des œils-de-bœufs ovales et des toits pentus, reflètent le style sobre mais élégant de l’époque.
Le domaine a appartenu jusqu’au début du XXe siècle aux descendants de François Potier de la Houssaye, négociant malouin et cousin de Robert Surcouf par sa mère, illustrant les liens entre cette famille et l’âge d’or de la course malouine. Au XIXe siècle, le peintre Gustan Le Sénéchal de Kerdréoret y a vécu et travaillé, ajoutant une dimension artistique à son histoire. L’ensemble (logis, dépendances, cour, jardin et murs) a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 13 juillet 2000, bien que la propriété reste fermée au public.
Des modifications architecturales ont été apportées entre 1820 et 1830, notamment dans le salon, entièrement remanié, tandis que la salle à manger a conservé ses boiseries d’origine. Le domaine, situé au lieu-dit Le Routhan sur l’ancienne commune de Paramé (aujourd’hui intégrée à Saint-Malo), témoigne de l’influence économique et culturelle des familles d’armateurs dans la région. Son environnement, partiellement transformé au XIXe siècle, complète ce patrimoine lié à l’histoire maritime bretonne.