Rattachement de la Lorraine à la France 1766 (≈ 1766)
Contexte de l'installation de la gendarmerie
1787
Construction du manège
Construction du manège 1787 (≈ 1787)
Sur plans de François-Michel Lecreulx
1788
Dissolution des Gendarmes rouges
Dissolution des Gendarmes rouges 1788 (≈ 1788)
Corps jugé trop onéreux
1903
Remplacement de la charpente
Remplacement de la charpente 1903 (≈ 1903)
Bois remplacé par métal
2006
Classement monument historique
Classement monument historique 2006 (≈ 2006)
Inscription intégrale du bâtiment
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien manège en totalité (cad. AM 526) : inscription par arrêté du 8 février 2006
Personnages clés
Louis XV - Roi de France
Installa la gendarmerie à Lunéville
François-Michel Lecreulx - Architecte
A conçu les plans du manège
Origine et histoire du Manège des Gendarmes rouges
Le manège des Gendarmes rouges est un édifice militaire construit en 1787 à Lunéville, dans le quartier des Carmes, selon les plans de l'architecte François-Michel Lecreulx. Il fut érigé pour abriter un corps d'élite de la gendarmerie de France, installé dans la ville après le rattachement de la Lorraine au royaume en 1766. Ce corps, jugé trop coûteux, fut dissous dès 1788, laissant le manège sans usage militaire initial.
Avec ses 96 mètres de long sur 26 de large, ce manège est considéré comme le plus vaste d'Europe. Sa charpente en bois d'origine, caractéristique des constructions de l'époque, fut remplacée en 1903 par une structure métallique conçue par la Grande Chaudronnerie lorraine. Ce changement reflète les évolutions techniques de l'ère industrielle, tout en préservant la vocation équestre du bâtiment.
Classé intégralement au titre des monuments historiques en 2006, le manège des Gendarmes rouges illustre à la fois l'héritage architectural du XVIIIe siècle et les transformations ultérieures liées aux progrès technologiques. Son histoire est étroitement liée à celle de Lunéville, ville marquée par son passé militaire et son rôle dans l'intégration de la Lorraine à la France sous l'Ancien Régime.