Fondation du petit séminaire 1727 (≈ 1727)
Construction par le chevalier de Garengeau.
1er quart XVIIIe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir 1er quart XVIIIe siècle (≈ 1825)
Période de réalisation du bâtiment.
années 1960
Destruction du séminaire
Destruction du séminaire années 1960 (≈ 1960)
Disparition de l'ensemble architectural d'origine.
1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1989 (≈ 1989)
Protection des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (sauf communs) ; escalier et lambris du rez-de-chaussée (salon et salle à manger) (cad. BR 188) : inscription par arrêté du 26 décembre 1989
Personnages clés
Chevalier de Garengeau (1647-1741) - Ingénieur en chef de Saint-Malo
Concepteur du manoir et du séminaire.
Origine et histoire du Manoir à l'Évêque
Le manoir à l'Évêque, situé à Saint-Malo, est un exemple typique de malouinière de taille moyenne, construite au début du XVIIIe siècle. Ce type de résidence, caractéristique de la région, se distingue par son plan compact, une façade sobre rythmée par les ouvertures, et des aménagements intérieurs fonctionnels. Le bâtiment, entouré d’annexes et situé au centre d’un terrain enclos, était initialement destiné à servir de résidence à l’évêque de Saint-Malo, bien qu’il ait finalement intégré l’ensemble du petit séminaire de Saint-Servan.
Le manoir est l’unique vestige d’un vaste complexe détruit dans les années 1960, celui du petit séminaire de Saint-Servan, fondé en 1727. Sa construction est attribuée au chevalier de Garengeau (1647-1741), ingénieur en chef de Saint-Malo depuis 1691, qui en a conçu les plans. À l’intérieur, le décor a conservé des éléments remarquables, comme des boiseries du rez-de-chaussée et un escalier en granit, doté d’une rampe et d’un départ en bois finement ouvragés. Ces caractéristiques en font un témoignage précieux de l’architecture civile malouine de l’époque.
Classé Monument Historique, le manoir bénéficie d’une protection partielle depuis 1989, couvrant ses façades, toitures (hors communs), ainsi que son escalier et les lambris des pièces principales. Son état de conservation et sa localisation, précisée comme satisfaisante (note 8/10), en font un site patrimonial accessible, bien que les informations sur sa vocation actuelle (visites, location, hébergement) ne soient pas détaillées dans les sources disponibles.