Frise chronologique
vers 1210
Première mention écrite
Première mention écrite
vers 1210 (≈ 1210)
Heres de Esclonde cité dans les archives.
1467
Attestation du fief
Attestation du fief
1467 (≈ 1467)
Nommé *fief d’Aselonde* dans les textes.
1563
Visite de Charles IX
Visite de Charles IX
1563 (≈ 1563)
Hébergement lors de la campagne du Havre.
4e quart XVe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir
4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Édifié par les Martel sur une forteresse.
15 janvier 1929
Inscription MH
Inscription MH
15 janvier 1929 (≈ 1929)
Classé monument historique jusqu’en 2007.
décembre 1979
Tempête destructrice
Tempête destructrice
décembre 1979 (≈ 1979)
Toiture arrachée, début du déclin.
25 octobre 2007
Radiation MH
Radiation MH
25 octobre 2007 (≈ 2007)
Disparition des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| John Fastolf (Jean Falcost) - Capitaine et chambellan |
Propriétaire au XVe siècle, donné par Henri V. |
| Famille Martel - Seigneurs du manoir |
Constructeurs au XVe siècle, hôtes de Charles IX. |
| Charles IX - Roi de France |
Séjourn en 1563 pendant la guerre. |
Origine et histoire
Le manoir d'Azelonde, situé à Criquetot-l'Esneval en Seine-Maritime, était un édifice seigneurial du 4e quart du XVe siècle, construit sur les ruines d’une ancienne forteresse. Propriété des Martel au XVIe siècle, il se distinguait par sa qualité architecturale, mêlant pierre, silex, chaume et pans de bois. Son décor sculpté (cheminées, sablières) en faisait une référence des manoirs cauchois. Le domaine, entouré de fossés probablement gallo-romains, tirait son nom Azelonde d’une origine scandinave (lundr, « bois »), évoquant un « bosquet de frênes ». Le fief fut cédé au XVe siècle par Henri V d’Angleterre à John Fastolf, capitaine et chambellan, avant de passer aux Martel.
Le manoir accueillit Charles IX en 1563 lors de la campagne pour reprendre Le Havre. Inscrit aux monuments historiques en 1929, il subit des dégradations majeures : destruction du colombier au début du XXe siècle, arrachage de la toiture par une tempête en décembre 1979, puis disparition rapide des vestiges (façade en pierre, premier étage). Radié des monuments historiques en 2007, il ne subsiste aujourd’hui que des traces toponymiques et archivistiques, comme les mentions médiévales du fief d’Asselonde (1467) ou du Bois d’Azelonde (1398).
Le toponyme Azelonde reflète l’héritage normand des Vikings, avec une altération possible sous l’influence du nom de personne Aze, attesté en Normandie. Les archives révèlent une évolution sémantique : Heres de Esclonde (1210), fief d’Allende (1419), puis fief d’Azelonde (1503), illustrant les mutations linguistiques et foncières sur cinq siècles. Le site, situé route de Turretot au lieu-dit Mondeville, était ceint de fossés interprétés comme gallo-romains, ajoutant une strate historique antérieure à la période médiévale.
Architecturalement, le manoir combinait des matériaux locaux (silex, chaume) et des techniques traditionnelles (pans de bois), typiques des constructions seigneuriales du Pays de Caux. Sa destruction progressive, accélérée après 1979, en fait un symbole des défis de préservation du patrimoine rural. Les sources (Wikipédia, Monumentum) soulignent son rôle dans l’histoire locale, entre occupation anglaise pendant la guerre de Cent Ans et visite royale à la Renaissance, avant son effacement définitif du paysage.