Frise chronologique
1534
Jugement de dépendance
Jugement de dépendance
1534 (≈ 1534)
Confirme la suzeraineté de Boussay sur Andigny.
XVe-XVIe siècles
Construction du manoir
Construction du manoir
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Période principale d'édification et d'expansion.
21 août 1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
21 août 1992 (≈ 1992)
Protection des façades, cheminées et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du manoir ; cheminée monumentale en pierre portant l'inscription OPINOE OZ RE LABOR située au rez-de-chaussée du manoir ; cheminée monumentale en pierre décorée d'une peinture représentant le débarquement de Sainte-Marthe en Provence situéeau premier étage du manoir ; façade de la chapelle troglodytique (cad. AD 139, 140) : inscription par arrêté du 21 août 1992
Personnages clés
| Jacques Binet - Seigneur d'Andigny et gouverneur de Tours |
Propriétaire au XVe siècle, chevalier et homme d'armes. |
| Claude de L'Aubespine - Secrétaire d'État et baron de Châteauneuf |
Propriétaire en 1532, diplomate sous François Ier. |
| Jean de Menou - Ancien seigneur de Boussay |
Vend la terre d'Andigny à la famille d'Angrie. |
Origine et histoire
Le manoir d'Andigny, situé à Saint-Étienne-de-Chigny (Indre-et-Loire), est un édifice des XVe et XVIe siècles, initialement lié à la seigneurie de Boussay. À l'origine, le fief relevait de l'archevêché de Tours et de la châtellenie de Boussay. La terre fut vendue par Jean de Menou à la famille d'Angrie, qui devint ensuite la famille d'Andigné, bien que le domaine restât sous la suzeraineté de Boussay malgré des tentatives d'émancipation.
Au XVe siècle, le manoir passa aux mains de la famille Binet, dont Jacques Binet, gouverneur du château de Tours, en fut l'un des propriétaires. En 1534, un jugement confirma que la terre d'Andigny dépendait toujours de Boussay. Le manoir, partiellement inscrit aux monuments historiques en 1992, conserve des éléments remarquables comme une cheminée décorée d'une fresque représentant le débarquement de sainte Marthe, ainsi qu'une chapelle troglodytique.
Architecturalement, le manoir se compose de deux corps de logis accolés, avec une façade remaniée au XXe siècle. Un escalier à vis mène à une grande cheminée ornée, tandis qu'une autre, au rez-de-chaussée, porte une inscription du XVIe siècle. Le domaine incluait autrefois un puits, une fontaine et une fuye, comme en témoigne un plan de 1756. La chapelle, creusée dans le roc, présente une façade ornée de motifs du XVIe siècle.
Parmi les propriétaires notables figurent Claude de L'Aubespine, baron de Châteauneuf et secrétaire d'État sous plusieurs rois de France, ainsi que divers membres des familles d'Andigné et Binet. Ces seigneurs bénéficiaient de privilèges, comme le droit de banc dans l'église Saint-Étienne, reflétant leur statut social à l'époque.