Manoir d'Arville à Sainte-Geneviève dans la Manche

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir d'Arville

  • 14-16 Route d'Arville
  • 50760 Sainte-Geneviève
Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1603
Condamnation des Ravalet
Fin du XVIe siècle
Construction initiale
XVIIe siècle
Hennot officier
XVIIIe siècle
Rénovation majeure
1981
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour d'angle à l'extrémité de l'aile est du manoir ; façades et toitures du bâtiment du XVIIIe siècle (cad. A 35) : inscription par arrêté du 18 décembre 1981

Personnages clés

Nicolas de Hennot Maître des eaux et forêts au bailliage de Cotentin.
Catherine Le Clerc Fille du corsaire François Le Clerc, épouse de Nicolas de Hennot.
Jean III de Ravalet Seigneur de Tourlaville, époux de Madeleine de Hennot.
Julien de Ravalet Fils de Jean III de Ravalet, condamné pour inceste.
Marguerite de Ravalet Sœur de Julien de Ravalet, condamnée pour inceste.
Nicolas de Hennot (XVIIe siècle) Officier de la reine, sieur d'Arville et de la Berquerie.

Origine et histoire du Manoir d'Arville

Le manoir d'Arville, ou d'Arreville, est une demeure située à 1,2 kilomètre au nord-est de l'église de Sainte-Geneviève, dans la Manche, en Normandie. Construite à la fin du XVIe siècle sur l'emplacement d'un ancien manoir, elle a été remaniée au XVIIIe siècle et est partiellement inscrite au titre des monuments historiques. Dès le XVe siècle, la terre d'Arreville fut fieffée à la famille de Hennot ; en 1530, Nicolas de Hennot hérite de son père. Maître des eaux et forêts au bailliage de Cotentin, il épouse Catherine Le Clerc, fille du corsaire de Réville François Le Clerc, et leur fille Madeleine épouse Jean III de Ravalet, seigneur de Tourlaville. Leur fils cadet, Julien de Ravalet, qui prit le titre de sieur d'Arreville, fut condamné et décapité à Paris avec sa sœur Marguerite en 1603 pour inceste. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle apparaît un autre Nicolas de Hennot, sieur d'Arville et de la Berquerie, officier de la reine, qui épousa Marie du Saussey, fille de René du Saussey et de Françoise Poërier de Portbail.

Le bâti présente deux phases distinctes : un pavillon étroit de la fin du XVIe siècle et, sur la droite, un logis du XVIIIe siècle formant un angle droit avec le premier. La partie la plus ancienne est une tour-pavillon de style Renaissance, couverte d'un toit à forte pente ; à sa base se trouve un montoir analogue à celui des Tourelles à Gatteville permettant de monter à cheval. La tour est percée de deux larges fenêtres superposées et d'un petit oculus près de la fenêtre inférieure. À la gauche de la tour, lorsqu'on la regarde depuis l'intérieur de la cour, se situe un bâtiment d'un étage sans caractère particulier. Le logis principal du XVIIIe siècle comporte deux registres de grandes fenêtres à petits carreaux ; côté jardin, la façade extérieure présente un fenestrage régulier, comparable à celui du château de Graintéville à Clitourps, sans aucun décrochement.

La ferme associe une grande longueur de bâtiments et conserve des éléments de la fin du XVIe siècle, notamment un double porche. En face du logis du XVIIIe siècle, dans la cour, se trouvent des communs avec une charretterie à piliers carrés composée de cinq arches en plein cintre, l'arche centrale étant plus haute et plus large que les quatre autres et d'exécution plus récente. Un pressoir à longue étreinte demeure installé dans les bâtiments agricoles. La tour d'angle à l'extrémité de l'aile est, ainsi que les façades et les toitures du bâtiment du XVIIIe siècle, ont été inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 18 décembre 1981.

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