Origine et histoire du Manoir de Beaumont
Le manoir de Beaumont, situé dans l'Eure en Normandie, trouve ses origines au XIVe siècle, bien que ses fondations actuelles datent principalement de la seconde moitié du XVIe siècle. Vers 1570, Pierre le Normand y fait construire un manoir fortifié, incluant des dépendances comme un pressoir. Les façades extérieures, en briques et pierres de taille, contrastent avec les pans de bois côté cour, tandis que des canonnières soulignent son caractère défensif. Le colombier circulaire et la tour sud-est, datant respectivement de 1581 et 1575, témoignent de cette période.
Au XVIIIe siècle, le manoir passe entre les mains de Jacques-Étienne de La Rue, qui le transforme en manoir-ferme. Il restaure le logis pour en faire le siège de l'exploitation agricole et ajoute des dépendances en pans de bois, comme des granges. L'ensemble, organisé autour d'une cour rectangulaire, échappe aux destructions de la Révolution. Les bâtiments, combinant maçonnerie et colombages, illustrent ainsi l'évolution des usages, du manoir seigneurial à la ferme.
Le manoir de Beaumont est inscrit aux Monuments historiques depuis le 21 août 1996. Cette protection couvre l'intégralité des bâtiments, ainsi que les parcelles adjacentes (20, 21 et partie de la 184), délimitées jusqu'à la route dite Bretelle de Tancarville. Son architecture hybride, mêlant éléments défensifs (canonnières) et agricoles (granges, pressoir), en fait un exemple remarquable du patrimoine rural normand.
Localisé dans le Roumois, à proximité de l'échangeur entre les autoroutes A131 et A13, le manoir se situe à l'ouest du bourg de Bourneville, sur l'ancienne commune intégrée depuis 2016 à Bourneville-Sainte-Croix. Son colombier circulaire et ses façades en briques, typiques de la région, renforcent son intérêt historique et architectural.
Les sources disponibles, notamment Wikipedia et Monumentum, soulignent la dualité du site : un manoir fortifié du XVIe siècle, remanié aux XVIIIe et XIXe siècles pour s'adapter aux besoins agricoles. Les dates gravées (1575 sur la tour sud-est, 1581 sur le colombier) et les modifications ultérieures reflètent cette évolution fonctionnelle et stylistique.