Construction de la ferme fin XVIe siècle (≈ 1695)
Fermette attenante au manoir, plus ancienne.
XVIIe et XVIIIe siècles
Construction du manoir
Construction du manoir XVIIe et XVIIIe siècles (≈ 1850)
Période principale d'édification du bâtiment.
1944
Bombardements et destructions
Bombardements et destructions 1944 (≈ 1944)
Toiture et chapelle détruites, archives perdues.
1er avril 1946
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1er avril 1946 (≈ 1946)
Reconnaissance officielle de sa valeur patrimoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Manoir de Bosdel : inscription par arrêté du 1er avril 1946
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique mentionné
Les archives ont été détruites en 1944.
Origine et histoire du Manoir de Bosdel
Le manoir de Bosdel est un édifice construit principalement aux XVIIe et XVIIIe siècles sur la commune de Saint-Lô, en bordure de la rivière Vire. La ferme attenante, plus ancienne, remonte à la fin du XVIe siècle. Ce manoir s’inscrit dans un ensemble de petits châteaux locaux, dont ceux de la Vaucelle, de la Palière (aujourd’hui hôtel de ville d’Agneaux) et de Sainte-Marie, situés en aval de la Vire. Son emplacement face à la falaise d’Agneaux en fait un site remarquable du patrimoine normand.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le manoir fut occupé par les Allemands et subissant des dégâts majeurs lors des bombardements de 1944. Une bombe tomba dans le plan d’eau du domaine, détruisant la toiture et la chapelle, dont aucun vestige ne subsiste. Les archives départementales, qui auraient pu éclairer son histoire, furent en grande partie perdues lors des bombardements de Saint-Lô cette même année. Malgré ces destructions, le manoir fut inscrit à l’inventaire des monuments historiques le 1er avril 1946, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
Aujourd’hui, le manoir de Bosdel témoigne à la fois de l’architecture seigneuriale des XVIIe et XVIIIe siècles et des cicatrices laissées par la guerre. Son inscription au titre des monuments historiques en 1946 souligne son importance dans le paysage culturel de la Normandie, malgré les lacunes documentaires causées par les conflits. Le site reste un exemple des demeures nobles de la région, liées à l’histoire locale et aux transformations du territoire au fil des siècles.