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Manoir de Cohitte à Beaucens dans les Hautes-Pyrénées

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Cohitte

    1 Route de Vielle
    65400 Beaucens
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Premières mentions seigneuriales
1445
Hommage à Ramon-Gassie VII
1483
Ordre militaire
1600
Description du manoir
1692-1693
Campagne de réfection
1998
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Manoir ainsi que toutes ses dépendances (cad. B 151) : inscription par arrêté du 19 janvier 1998

Personnages clés

Arnaout - Seigneur de Cohitte Rend hommage en 1445 à Ramon-Gassie VII.
Bertran - Seigneur de Cohitte Destinataire d’un ordre militaire en 1483.
Ramon-Gassie VII - Vicomte de Labéda Suzerain des seigneurs de Cohitte au XVe.
Bernard d'Estrade - Propriétaire au XVIIe siècle Mène la campagne de réfection en 1692-1693.

Origine et histoire

Le manoir de Cohitte, situé à Beaucens dans les Hautes-Pyrénées, trouve ses premières traces écrites au XIIe siècle avec des mentions d’un seigneur de Cohitte, bien que la seigneurie ne soit pas recensée dans l’enquête de 1300 ordonnée par Philippe le Bel. Ce n’est qu’au XVe siècle que des documents attestent formellement de son existence : un hommage rendu en 1445 par Arnaout, seigneur de Cohitte, à Ramon-Gassie VII, vicomte de Labéda, et un ordre militaire de 1483 adressé à Bertran, un autre seigneur de Cohitte. Ces textes révèlent que Cohitte, enclave au sein de la vicomté, était un fief distinct, probablement issu d’un démembrement ultérieur de la seigneurie de Beaucens, acquise par les vicomtes de Labéda seulement à partir de 1410.

En 1600, un hommage décrit le manoir comme une demeure « à haute estaige bastie », intégrant dans sa basse-cour une tour, une petite église et un moulin. La campagne de travaux la plus marquante intervient entre 1692 et 1693, menée par Bernard d’Estrade. Celle-ci inclut la surélévation du toit en pavillon, le percement d’une porte d’entrée armoriée, et l’ajout de deux escaliers, dont un « en lanterne, à balustre en noyer » au-dessus de la porte principale. Ces aménagements donnent au manoir sa physionomie actuelle, mêlant sobriété et traits réduits d’un domaine fortifié : tours d’angles peu percées, barbacanes, lucarnes de surveillance, et murailles en gros appareil.

Le manoir, entouré de bâtiments agricoles ordonnancés, conserve aujourd’hui une forte évocation de son passé seigneurial, sans altération majeure de son environnement. Son plan sobre et ses extérieurs modestes reflètent les transformations du XVIIe siècle, période où il fut inscrit comme Monument Historique en 1998, incluant le logis et ses dépendances. L’absence de sources détaillées sur ses propriétaires successifs souligne la difficulté à retracer son histoire, malgré son rôle local comme enclave stratégique sous l’autorité des vicomtes de Labéda.

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