Frise chronologique
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Manoir en pan de bois et caves voûtées.
XVIIe siècle
Ajout d'un escalier
Ajout d'un escalier
XVIIe siècle (≈ 1750)
Balustres rampants typiques du siècle.
XVIIIe siècle
Façade classique
Façade classique
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Brique et pierre, fronton triangulaire.
10 octobre 1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
10 octobre 1995 (≈ 1995)
Protection des façades et du colombier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du manoir ; colombier en torchis (cad. B 240) : inscription par arrêté du 10 octobre 1995
Personnages clés
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Origine et histoire
Le manoir de Croquoison, situé à Heucourt-Croquoison dans les Hauts-de-France, est un monument historique dont les origines remontent au XVe siècle, avec des transformations majeures aux XVIIe et XVIIIe siècles. Sa structure en pan de bois, partiellement masquée par des enduits et un essentage d’ardoise, révèle encore des éléments décoratifs médiévales comme des arcs en accolade et des pinacles sculptés. La façade côté cour, édifiée au XVIIIe siècle en brique et pierre, arbore un avant-corps surmonté d’un fronton triangulaire, tandis que les baies en anse de panier évoquent peut-être les percements d’origine.
À l’intérieur, le manoir conserve des traces de son passé féodal et seigneurial : plafonds à poutres ornés de blasons, caves voûtées médiévales, un escalier à balustres du XVIIe siècle, et des boiseries du XVIIIe siècle. Les dépendances, dont un colombier en torchis, rappellent sa double vocation agricole et noble. Classé Monument Historique en 1995 pour ses façades, toitures et colombier, le manoir fait l’objet d’une restauration continue par son propriétaire actuel, préservant ainsi un patrimoine architectural rare.
L’ensemble illustre l’évolution des demeures seigneuriales en Picardie, passant d’une fonction défensive et féodale (XVe siècle) à un style résidentiel plus raffiné (XVIIIe siècle). Le colombier, symbole de privilège seigneurial, et les éléments agricoles soulignent le lien entre noblesse terrienne et exploitation des terres, caractéristique des campagnes des Hauts-de-France avant la Révolution.
La restauration en cours vise à mettre en valeur des détails architecturaux uniques, comme les agrafe sculptées en coquille ou les solives peintes, tout en adaptant le manoir à des usages contemporains. Son inscription à l’inventaire des Monuments Historiques en 1995 a permis de protéger cet exemple remarquable d’architecture hybride, mêlant traditions médiévales et influences classiques.