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Manoir de Donville à Méautis dans la Manche

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Donville

    Le Bourg50500 Méautis
Propriété privée
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Manoir de Donville
Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1000
1700
1800
1900
1100
2000
12-17 juin 1944
QG allemand pendant Bloody Gulch
1079
Premières traces du manoir
1770
Achat par Louis Gislot
1778
Reconstruction du manoir
1999
Rachat et restauration
23 février 2011
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du logis, ainsi que le décor de boiseries du vestibule d'entrée ; les façades et les toitures de la charretterie et de la grange, situées de part et d'autre de la cour d'honneur (cad. ZA 33, lieudit Donville) : inscription par arrêté du 23 février 2011

Personnages clés

Louis Gislot - Propriétaire roturier et mécène Acheta et agrandit le manoir en 1778.
Michel Lafontaine - Artisan charpentier Auteur de la charpente en orme datée de 1778.
Franck Feuardent - Propriétaire restaurateur (depuis 1999) Sauvegarde du manoir après des décennies d'abandon.
Hubert Descamps - Victime civile en 1944 Fusillé par les Allemands, enterré près du manoir.

Origine et histoire du Manoir de Donville

Le manoir de Donville, situé à Méautis dans la Manche, est une demeure reconstruite en 1778 par Louis Gislot, un riche fermier roturier originaire de Sainteny. Il acheta la propriété en 1770 et la transforma en résidence de plaisance, agrandissant le bâtiment existant datant de la fin du XVIIe siècle. Le manoir se distingue par sa construction en bauge (mélange de terre, paille et chaux) et sa charpente en bois d'orme, œuvre de l'artisan Michel Lafontaine.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, du 12 au 17 juin 1944, le manoir servit de quartier général provisoire aux parachutistes allemands et à la 17e division SS Götz von Berlichingen. Les combats entre forces allemandes et américaines, connus sous le nom de Bloody Gulch (la ravine sanglante), laissèrent des traces visibles : impacts de balles dans les murs et tombes de civils fusillés dans le cimetière adjacent. Douze tonnes de munitions furent retrouvées après-guerre aux alentours.

Abandonné pendant des décennies, le manoir fut racheté en 1999 par Franck Feuardent et son épouse, qui entreprirent une restauration minutieuse grâce à des archives détaillées, dont des inventaires après décès. Aujourd’hui, le manoir, classé partiellement aux monuments historiques depuis 2011, se visite avec deux parcours thématiques : l’un sur son histoire générale, l’autre sur son rôle pendant la guerre. Son architecture comprend des intérieurs raffinés (boudoirs, salons) et des jardins en terrasses.

Les éléments protégés incluent les façades, toitures du logis, les boiseries du vestibule, ainsi que la charretterie et la grange du XVIIIe siècle. La cour d’honneur, organisée de manière quadrangulaire, met en valeur une façade ordonnancée sur jardin et un massif central en pierre côté cour. La charpente, datée de 1778, est remarquable par la qualité des ormes utilisés et la précision des assemblages.

Avant 1770, le manoir appartenait à des familles aristocratiques du Nord-Cotentin, comme les de Méautis ou les Gigault de Bellefonds. Les premières mentions du site et de sa chapelle remontent à 1079, soulignant son ancienneté. Louis Gislot, premier propriétaire roturier, marqua un tournant dans son histoire en le modernisant selon les goûts du XVIIIe siècle.

Liens externes

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