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Manoir de Dur-Écu à Urville dans la Manche

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Dur-Écu

    Manoir de Dur-Écu50700 La Hague
Propriété privée
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Manoir de Dur-Écu
Crédit photo : pierrestz{@}gmail.com - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Origines médiévales
1595
Possession de Jean Heuzé
XVIe siècle
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
1944
Incendie lors des bombardements
1965
Classement du site naturel
1982
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du manoir et du pigeonnier (cad. E 165) : inscription par arrêté du 30 décembre 1982

Personnages clés

Jean Heuzé - Seigneur du manoir en 1595 Noble possesseur après la guerre.
Thomas Lesdos - Bailli et partisan d’Henri IV Sieur de Dur-Écu, mort en 1632.
Louis II de Grimouville - Seigneur célibataire Décédé en 1685 sans héritier.
Jean René-Bazin - Restaurateur du donjon Agrandit la tour au XXe siècle.
Marie-Hélène René-Bazin - Cofondatrice de la restauration Dirigea les travaux post-1944.

Origine et histoire du Manoir de Dur-Écu

Le manoir de Dur-Écu est une ancienne demeure fortifiée du XIVe siècle, reconstruite au XVIe siècle après la guerre de Cent Ans. Situé sur l’ancienne commune d’Urville-Nacqueville (aujourd’hui La Hague, Manche), il contrôlait la route royale entre Cherbourg et la Hague. Son nom évoquerait la légende de Robert le Fort protégeant Guillaume le Conquérant derrière son écu, symbolisant la défense de la Normandie.

Le manoir, endommagé en 1944 lors des bombardements visant une station allemande voisine, fut restauré sur trois générations. Jean René-Bazin y ajouta un donjon inspiré de celui de Vauville, agrandissant une tour initiale exiguë. Les travaux, étalés sur 50 ans, préservèrent des éléments défensifs comme des meurtrières, une guérite ronde et des mâchicoulis, tout en intégrant des fenêtres du XVIIe siècle.

Propriété successive de familles nobles (Heuzé, Lesdos, Grimouville, Mangon), le manoir avait aussi une vocation agricole : trois moulins, un pigeonnier de 2 000 boulins, des étables et un potager. Des vestiges romains (meule, briques, colonnes en remploi) suggèrent une occupation antique. La cheminée monumentale, dont les armoiries furent bûchées à la Révolution, témoigne de son prestige passé.

Classé pour son site en 1965 et inscrit pour ses façades/toitures en 1982, le manoir se visite l’été et lors des Journées du Patrimoine. Les anciens moulins, convertis en gîtes, perpétuent son lien avec le territoire. Aujourd’hui propriété de la famille René-Bazin, il incarne cinq siècles d’histoire normande, entre conflits, restaurations et adaptations.

La légende associe son nom à la saga de Guillaume le Conquérant : un chevalier nommé Robert le Fort aurait abrité le duc derrière son écu lors d’un combat, donnant naissance au toponyme Dur-Écu (ou Fortescu). Ce motif se retrouve dans d’autres fiefs cotentinais (Gatteville, Picauville), soulignant son rôle symbolique de protection régionale.

Liens externes

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