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Manoir de Fontenelle à Laigné en Mayenne

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir

Manoir de Fontenelle

    Fontenelle
    53200 Prée-d'Anjou
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1700
1800
1900
2000
1289
Premier accord connu
28 août 1799
Refuge républicain
1901
Verrière commandée
3 juillet 1964
Inscription MH
fin XIXe siècle
Restauration chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Corps de logis, chapelle, tour sud-ouest, douves (cad. C 164, 164 bis, 165) : inscription par arrêté du 3 juillet 1964

Personnages clés

Guyon de Fontenelle - Seigneur médiéval Premier accord en 1289
René de Fontenelle (1619) - Écuyer et seigneur Mari de Philippe Jouet, maintenu noble en 1666
Charles-Guillaume de la Corbière - Héritier au XVIIIe Époux de Madeleine de Fontenelle en 1709
Guideaud (dit *la Décampe*) - Ancien chouan Alerte les autorités en 1799
Madeleine de Fontenelle - Dame et bienfaitrice Fonde l'entretien de la lampe en 1750
Alexandre Lefas - Commanditaire Verrière de la chapelle en 1901

Origine et histoire

Le manoir de Fontenelle, situé à Laigné (Mayenne) près de Prée-d'Anjou, est un édifice des XVIIe et XVIIIe siècles, bien que certaines parties, comme une tour d'angle et une porte en plein cintre, remontent au XVIe siècle. Inscrit aux Monuments historiques depuis 1964, il se distingue par son pavillon moderne orné de colonnes grecques et un écusson mutilé, ainsi que par une cour autrefois ceinte de douves. La chapelle, longue de 9 mètres et restaurée à la fin du XIXe siècle, abrite une verrière commandée en 1901 par Alexandre Lefas et un ex-voto attribué à Auguste Alleaume. Elle fut fondée grâce à des revenus issus d'une maison du bourg, avec des titulaires comme Jean Bigotière (1723) ou Jean-Baptiste Bigot.

Le manoir fut un fief dépendant de Laigné, marqué par des événements comme le refuge de républicains après le combat du 28 août 1799. Un épisode notable implique Guideaud, dit la Décampe, un ancien chouan qui alerta les autorités de Château-Gontier en cachant un message dans son chapeau. La seigneurie passa entre les mains de familles comme les Guibert, les Fontenelle (dont René, écuyer en 1619, ou Charles-Guillaume de la Corbière, héritier au XVIIIe siècle), et les Daudier. La chapelle seigneuriale accueillit même des mariages, comme celui d'André Daudier en 1749.

L'intérieur du manoir révèle un trumeau de cheminée décoré de moulures et de feuillages, encadrant un buste en perruque Louis XIV. Les seigneurs successifs, dont Jeanne Laillière (1451) ou Renée de la Corbière (1607), ont marqué son histoire. À la Révolution, Louise-Renée-Ursule de la Corbière en était dame, avant que la propriété ne passe à des héritières comme Perrine-Madeleine du Hardas ou Françoise-Madeleine Le Bel. La famille Fléchay en devint ultérieurement propriétaire, perpétuant le lien avec les anciens seigneurs.

Les sources historiques, comme les registres paroissiaux de Laigné ou les manuscrits de Charles Pointeau, soulignent son importance locale. Le domaine, mentionné sur la carte de Cassini sous le nom Fontenel, inclut aussi une chapelle fondée pour entretenir une lampe sanctuaire, selon le vœu de Madeleine de Fontenelle en 1750. Son inscription aux Monuments historiques couvre le corps de logis, la chapelle, la tour sud-ouest et les douves, témoignant de son patrimoine architectural et mémoriel.

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