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Manoir de Garaison à Monléon-Magnoac dans les Hautes-Pyrénées

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Garaison

    3 Route de Cier
    65670 Monléon-Magnoac
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1515
Apparitions mariales
1540
Construction de la chapelle
1590
Statue miraculeuse épargnée
XVIIe siècle
Transformation en maison des pèlerins
1841-1903
Période du collège
1914-1918
Camp de prisonniers
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. F 206) : inscription par arrêté du 12 juillet 1973

Personnages clés

Anglèze de Sagazan - Bergère visionnaire Rapporta les apparitions mariales en 1515.
Famille d’Antin - Ancien propriétaire baronnal Possédait la baronnie de Barthère et Garaison.
Henri de Navarre (Henri IV) - Roi de France Règne lors de l’épisode de la statue miraculeuse (1590).
Albert Schweitzer - Médecin et pasteur Prisonnier au manoir pendant la Première Guerre.
Famille Boué - Propriétaire depuis le XIXe siècle Descendants actuels du manoir.

Origine et histoire

Le manoir de Garaison, orienté plein sud à Monléon-Magnoac (Hautes-Pyrénées), est un ensemble clos de murs datant des XIVe et XVe siècles, comme en témoigne une fenêtre à meneaux et des pierres de fortification médiévales découvertes lors de travaux. Construit avec des matériaux locaux (galets, bois, torchis), il comprend une maison principale à colombages, une étable remarquable, une métairie transformée en hostellerie au XIXe siècle, ainsi qu’un four à pain et un puits restauré. Ce lieu, autrefois pavé d’une calade, reflète des savoir-faire ancestraux.

Le hameau de Garaison, occupé depuis la Préhistoire (traces de tumulus) et marqué par une présence gallo-romaine (cours d’eau l’Alia), devient un lieu de pèlerinage majeur après les apparitions mariales rapportées en 1515 à une bergère, Anglèze de Sagazan. Une chapelle classée, construite en 1540, abrite depuis 1590 une statue miraculeuse de Notre-Dame des Sept Douleurs, épargnée par un incendie lors des guerres de Religion. Le manoir, lié à la baronnie de Barthère et Garaison (famille d’Antin), accueille alors les états des quatre vallées locales (Aure, Basse-Neste, Barousse, Magnoac).

Au XVIIe siècle, des chapelains s’installent à Garaison, évincent la famille d’Antin et transforment le manoir en maison des pèlerins. Après la Révolution, le site abrite un collège (1841-1903), puis 1 700 prisonniers pendant la Première Guerre mondiale, dont le docteur Albert Schweitzer. Rachété en 1923 par d’anciens élèves, il redevient un établissement scolaire catholique, toujours actif aujourd’hui, en lien avec le sanctuaire de Lourdes. La famille Boué, propriétaire depuis le XIXe siècle, en conserve encore la propriété.

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